Renault et Fiat échappent au plongeon automobile français en août
Le marché automobile français a repris le chemin de la baisse le mois dernier après une timide éclaircie au début de l’été. Avec seulement 85.565 voitures particulières neuves immatriculées en août, la chute atteint 10,9% d’un an sur l’autre en données brutes, selon les chiffres publiés hier par le Comité des constructeurs français d’automobiles (CCFA). Elle fait suite à une progression de 0,9% en juillet, où le nombre d’immatriculations avait été presque deux fois plus élevé. En données corrigées des jours ouvrables (21 le mois dernier contre 22 en août 2012), le recul s’élève à 6,7%, à comparer à une contraction de 3,5% en juillet sur ces mêmes bases.
Sur les huit premiers mois de 2013, les immatriculations ont baissé de 9,8% en données brutes et de 8,7% en données corrigées à près de 1,2 million d’unités, contre un recul respectif de 9,7% et 9,1% sur sept mois. «Août est toujours un mois très bas, mais cette année il l’est particulièrement», commente François Roudier, porte-parole du CCFA. «Tout le monde plonge, surtout les constructeurs qui font du volume, à l’exception notamment de Renault et Fiat, aidés je pense par leurs nouveautés», ajoute-t-il.
Contrairement à PSA dont les immatriculations ont reculé de 17,3% en données brutes, celles du groupe Renault ont en effet augmenté le mois dernier de 1,7% grâce au succès de la Clio 4 et de son crossover urbain Captur lancé au printemps. Quant au constructeur italien dont les immatriculations ont progressé de 9,9%, il a surtout tiré parti d’une demande soutenue pour les déclinaisons de la Fiat 500.
Avec un plongeon de 37,8%, Mercedes (groupe Daimler) enregistre la plus mauvaise performance mensuelle, suite à la suspension des immatriculations de plusieurs de ses modèles dans l’Hexagone à cause d’un litige avec l’Etat sur son fluide de climatisation. Le conseil d’Etat a ordonné la semaine dernière la reprise de ces immatriculations, en attendant un examen du dossier sur le fond. Pour le constructeur allemand, «les chiffres de septembre vont donc bénéficier d’arriérés de commandes portant sur 2 mois et demi», relève Dominique Barbet, économiste chez BNP Paribas.
Concernant l’évolution du marché sur l’ensemble de l’année, «on reste sur notre prévision d’une baisse d’environ 8% en 2013 et on s’en approche sur 8 mois», confirme le porte-parole du CCFA, en précisant que les mois de septembre et octobre «seront déterminants».
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