Rémy Cointreau verse un coupon exceptionnel et reste ouvert aux acquisitions
Le cognac Rémy Martin coule toujours davantage, particulièrement en Asie (désormais principale région d’activité de la marque), soutenant la croissance de Rémy Cointreau. Le numéro deux français des spiritueux a publié hier des résultats annuels au 31 mars en nette hausse en ligne avec les attentes. Le cognac a de nouveau enregistré une «performance remarquable» selon le groupe avec une croissance organique de 12,1% de son chiffre d’affaires (486 millions d’euros), pour un résultat opérationnel courant en hausse de 20,3% «sous l’effet combiné des hausses de prix, de la poursuite de la montée en gamme ainsi que des excellentes performances des cognacs haut de gamme».
Du fait d’une évolution plus mitigée des autres marques, liqueurs et spiritueux (notamment Metaxa en Grèce), et des marques partenaires (y compris l’activité Champagne dont la cession a été convenue après la clôture de l’exercice), les ventes de Rémy Cointreau ont progressé de 6,4% en organique (+12,4% en données brutes), à 907,8 millions d’euros. Le résultat opérationnel courant progresse pour sa part de 17,6%, correspondant à une marge en hausse de 0,8 point à 18,4% en dépit d’«investissements marketing renforcés». Pour un résultat net hors exceptionnels en hausse de 16,7% à 107,5 millions.
«Rémy se porte bien», estime dès lors Cheuvreux (d’autant que la dette nette a été réduite d’un tiers à 329 millions d’euros soit 2,19 fois l’excédent brut d’exploitation), alors que Gilbert Dupont, qui table sur «une accélération de la croissance liée à un redressement qui se confirme pour les marques haut de gamme en Europe et aux Etats-Unis», se félicite de la confirmation d’une «stratégie de croissance long terme» matérialisée par «le maintien d’investissements élevés à court terme».
Rémy Cointreau entend bien «maintenir fermement (ce) cap», grâce à une cession du Champagne qui lui permet également de «rester très attentif» aux opportunités de croissance externe. Le directeur général Jean-Marie Laborde n’a pas manqué hier de souligner que les perspectives pour l’exercice en cours sont «clairement positives», le dirigeant se disant confiant pour l’ensemble des régions. De quoi permettre au groupe de proposer à la prochaine assemblée le versement d’un dividende exceptionnel unitaire d’un euro en complément d’un versement ordinaire de 1,30 euro, inchangé.
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