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Rémy Cointreau ne s'attend pas à un coup de frein durable en Chine
Rémy Cointreau ne s’attend pas à un coup de frein durable en Chine
Le groupe prévoit un effet conjoncturel sérieux sur ce marché pour le semestre en cours mais ne craint pas pour la tendance à long terme
Publié le
Benoît Menou
Rémy Cointreau a sans surprise publié hier des résultats annuels en nette progression sous l’impulsion du dynamisme de sa division cognac. Si le groupe concède que l’environnement économique mondial «manque de visibilité, notamment en Europe», il se dit «confiant dans sa capacité de poursuivre une croissance rentable à moyen et long terme» grâce à «ses marques qualitatives, sa politique d’innovation, la dynamique de son réseau commercial et une gestion rigoureuse de ses coûts». Une recette appliquée à la lettre au titre de l’«excellent» exercice clos le 31 mars dernier.
A court terme tout de même, le directeur général Jean-Marie Laborde a fait vœu de prudence pour le semestre en cours en raison du ralentissement des ventes de cognac en Chine. Le dirigeant n’a pourtant «aucune inquiétude» pour l’horizon plus lointain que cet accès de faiblesse purement conjoncturel.
Sur l’exercice écoulé, le chiffre d’affaires a affiché une croissance organique de 8,8% (+16,3% en données brutes, tenant compte d’un effet changes de 6,8% et d’un effet périmètre de 0,7%) à 1,19 milliard d’euros, sous l’impulsion particulièrement de l’Asie et des Etats-Unis. La croissance organique s’est établie à 12,4% sur le quatrième trimestre fiscal, certes «sous l’effet positif du décalage de la date du nouvel an chinois».
Surtout, le résultat opérationnel courant s’est octroyé un gain de respectivement 12,3 et 18,1%, correspondant à une marge améliorée de 0,4 point à 20,6% en dépit d’«investissements marketing renforcés». Le résultat net bondit de 17,7% à 130,4 millions. La marque Rémy Martin s’est à nouveau distinguée, avec des ventes en hausse de 21,5% (719,8 millions) et une marge opérationnelle courante en progrès de 0,9 point à 30,1% grâce, comme le souligne Gilbert Dupont, aux hausses de prix passées et à l’amélioration du mix-produits.
A l’inverse, celle de la division Liqueurs et Spiritueux a concédé un repli de 5,5 points à 18,9% sous le coup, selon le groupe, de «l’augmentation importante, comme prévu, des investissements marketing et commerciaux sur l’ensemble des marques». Les Etats-Unis resteront selon CM-CIC Securities un important contributeur à la croissance sur l’exercice en cours.
Sur la base d’un endettement net de 265,5 millions d’euros au 31 mars correspondant à un gearing de 24,2%, le groupe s’est félicité de 600 millions de ressources à long terme.
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