Publicis vise une nouvelle hausse de ses revenus en 2023
Le groupe publicitaire Publicis a indiqué jeudi prévoir pour 2023 une croissance de son revenu net, l'équivalent du chiffre d’affaires, comprise entre 3% et 5% en données organiques, après la publication de résultats supérieurs aux prévisions des analystes et des dirigeants au titre de l’exercice 2022.
L’année «2022 a été une nouvelle année record pour le groupe, signe que la profonde transformation que nous avons opérée nous permet aujourd’hui d’avoir un modèle qui tourne à plein régime, et d’obtenir une fois encore des indicateurs clés supérieurs au marché», a commenté Arthur Sadoun, le président du directoire de Publicis, lors d’une conférence avec des journalistes.
Publicis a réalisé l’an passé un bénéfice net de 1,22 milliard d’euros, contre 1,03 milliard d’euros en 2021. Le résultat courant par action dilué a atteint 6,35 euros, en hausse de 26,3%. En 2022, la marge opérationnelle a progressé de 23,1%, à 2,27 milliards d’euros. Elle correspond à 18% du revenu net, contre un taux de 17,5% en 2021 et une marge de 17,2% attendue par les analystes recensés par FactSet.
Le revenu net a bondi de 19,9% en 2022, à 12,57 milliards d’euros. En données organiques, soit à périmètre et taux de change constants, cet indicateur a augmenté de 10,1%, contre une croissance de 8,8% prévue par le consensus. Publicis a ainsi dégagé l’année dernière une hausse organique de son revenu net supérieure à 10% pour la deuxième année consécutive, grâce notamment à la croissance soutenue enregistrée aux Etats-Unis par ses filiales Epsilon (+12,2%) et Sapient (+17,5%).
L’an dernier, Publicis a généré un flux de trésorerie disponible de 1,7 milliard d’euros, en amélioration de 18,9%.
Hausse du dividende et rachats d’actions au menu
Publicis a aussi dépassé ses propres objectifs financiers qu’il avait relevés en octobre. Pour 2022, les dirigeants du publicitaire anticipaient une croissance organique du revenu net d’environ 8,5%, un taux de marge opérationnelle autour de 18% et un flux de trésorerie disponible proche de 1,6 milliard d’euros.
Fort de ces résultats, Publicis proposera à son assemblée générale du 31 mai prochain le versement en numéraire d’un dividende de 2,90 euros par action au titre de l’exercice 2022, un montant en hausse de 20,8%.
Pour 2023, le publicitaire anticipe une croissance organique de son revenu net comprise entre 3% et 5%, un taux de marge opérationnelle entre 17,5% et 18% et un flux de trésorerie disponible d’environ 1,6 milliard d’euros. Au premier trimestre, la croissance du revenu net devrait être comparable au rythme visé pour l’ensemble de l’exercice, a précisé Publicis.
Le groupe compte par ailleurs consacrer cette année entre 500 millions et 600 millions d’euros à des acquisitions ciblées et racheter pour environ 200 millions d’euros de ses propres actions. Il prévoit également de réduire son endettement de 100 millions d’euros.
Au 31 décembre 2022, Publicis présentait une position de trésorerie nette de 634 millions d’euros, à comparer à un endettement financier net de 76 millions d’euros au 31 décembre 2021. Sur l’ensemble du dernier exercice, la dette nette moyenne du groupe s’est élevée à 685 millions d’euros, contre 1,53 milliard d’euros en 2021.
A la Bourse de Paris, l’action bondissait de 5% jeudi matin après ces annonces.
Plus d'articles du même thème
-
Rubis relève ses prévisions pour 2026
Porté par une croissance solide au premier semestre, le groupe de distribution de produits pétroliers s'attend à une bonne tenue de ses activités dans les Caraïbes. -
Le Lloyd’s reste solide et maintient ses perspectives 2026
Le syndicat du Lloyd’s de Londres, marché spécialisé de l’assurance et de la réassurance, continue d’afficher une bonne performance financière. Toutefois, l’environnement tarifaire plus concurrentiel et la gestion désormais simultanée de plusieurs menaces géopolitiques, cyber ou réglementaires changent les règles du jeu. -
Publicis réalise une belle prise en remportant le budget média mondial de PepsiCo
Ce succès commercial est applaudi en Bourse. Pepsico a dépensé plus de 3 milliards de dollars dans la publicité l'an dernier.
ETF à la Une
Amundi dévoile un ETF conçu pour Zenkyoren
- Le potentiel de progression des marchés actions se réduit à peau de chagrin
- Banques françaises : ce que le coefficient d'exploitation ne mesure pas
- La Banque Delubac, toujours en pertes, cherche du capital
- Le Crédit Mutuel Arkéa pousse les feux avec Fortuneo
- Plus que la demande, la distribution entrave le développement de l’épargne retraite
Contenu de nos partenaires
-
L'air du largeLe prix économique de la souveraineté politique : ces pays qui ont fait le bon choix
Faut-il mettre en jeu sa sécurité nationale au nom de « bonnes affaires » à saisir ? L’histoire récente nous donne à voir des exemples de grandes imprudences. La phrase du Premier ministre canadien, Mark Carney, « nous sommes maîtres chez nous », est devenue un symbole de résistance face à la nouvelle Amérique -
Bonnet d'âneEnquête Pisa : « Les résultats comptent parmi les plus faibles jamais obtenus en France »
La publication des résultats de l'enquête PISA 2025 fait état d'une nouvelle dégradation du niveau scolaire d'ensemble des écoliers français, en mathématiques, en compréhension écrite, et dans une moindre mesure en sciences -
« Inacceptable » : vague d'indignation après la mise à l’écart de salariées de la Tour Eiffel lors d'une visite
Le monument rouvre mardi 8 septembre après une grève du personnel suite à la mise à l’écart des femmes lors de la visite d’une délégation hindoue. L’incident a provoqué la colère unanime de la classe politique.