PSA vise toujours une division par deux de sa consommation de cash en 2013
La concurrence exacerbée entre constructeurs sur un marché automobile européen en berne a absorbé l’an dernier la majeure partie des économies de coûts réalisées par PSA. Atteignant 1,2 milliard d’euros contre un objectif initial de 1 milliard, ces baisses de coûts n’ont abouti qu’à une réduction de 375 millions de la consommation de trésorerie du groupe. Le cash-flow libre est donc ressorti à -1,4 milliard contre -1,75 milliard en 2011, malgré des cessions d’actifs de 2 milliards supérieures au montant de 1,5 milliard attendu début 2012.
Si les stocks ont pu être réduits de 4 jours, le dérapage du BFR provient cette fois d’une contribution négative de 835 millions des dettes fournisseurs. La consommation de trésorerie d’exploitation récurrente a atteint 3 milliards, dont 2,5 milliards pour la division automobile et 500 millions pour Faurecia. PSA veut toujours diviser par deux cette consommation de cash en 2013, en faisant l’hypothèse d’un marché européen en contraction de 3 à 5%, pour parvenir à un cash-flow d’exploitation à l’équilibre fin 2014.
Pour atteindre son objectif en 2013, PSA mise avant tout sur une baisse de 600 millions des investissements (y compris la R&D capitalisée) et sur l’amélioration de 500 millions du cash-flow de Faurecia. Le reste proviendra d’un redressement du BFR et de la baisse des coûts salariaux du groupe automobile, qui pense avoir achevé fin juin les consultations syndicales liées à son projet de réorganisation en France. Aucune cession majeure n’est envisagée, hormis 200 millions d’actifs immobiliers, un désengagement de Faurecia n’étant «pas à l’ordre du jour», compte tenu d’un niveau de liquidité jugé «robuste» (10,6 milliards à fin décembre, dont 3,3 milliards de lignes de crédit non tirées).
«Nous allons construire sur l’identité forte de nos marques et différencier leurs territoires clients, cibler davantage nos investissements, restaurer activement la profitabilité en Europe et bénéficier des investissements réalisés dans les marchés en croissance», résume le président du directoire de PSA Philippe Varin. La marque Citroën sera réorientée vers le «milieu de gamme», la stratégie de montée en gamme se concentrant sur Peugeot et la ligne DS. Le lancement d’une nouvelle plate-forme modulaire, prévu cette année en Europe et en 2014 en Chine, devrait accélérer les économies d’échelle à moyen terme, en générant une baisse de 20% des coûts de développement.
Plus d'articles du même thème
-
La cour d'appel ouvre la voie à un nouvel épisode du feuilleton Vivendi-Bolloré
La cour d’appel de Paris, cour de renvoi, a apporté la même réponse que l’Autorité des marchés financiers en novembre 2024 au dossier Vivendi-Bolloré, se bornant à une stricte lecture des textes, sans se prononcer sur les possibles lectures du contrôle de fait ouvertes par la Cour de cassation. -
Les prochains jours seront cruciaux pour la restructuration de Casino
Alors que les positions entre les créanciers et le premier actionnaire, Daniel Kretinsky, sont aux antipodes, le conseil d’administration du distributeur doit présenter un plan en espérant que les banques reverront leurs exigences. -
La coentreprise d'Amundi SBI Funds Management s'introduira en Bourse le 21 juillet
Après une première tentative avortée en 2021, la coentreprise de gestion d'actifs d'Amundi et de State Bank of India va ouvrir 10% de son capital via son introduction en Bourse.
ETF à la Une
Les ETF d’actions américaines signent un retour en force au deuxième trimestre
- La nouvelle hausse du Livret A coûtera plus de 800 millions d’euros aux banques
- La Corée, un tigre asiatique qui commence à vieillir
- Christine Lagarde pourrait quitter la BCE plus tôt que prévu à cause de la présidentielle française
- Les actions coréennes approchent du bear market
- L’éthique algorithmique s’imposera bientôt au secteur financier
Contenu de nos partenaires
-
Vie de coupleLe Pen-Bardella : le pari d'un ticket inédit
Pour son lancement de campagne, Marine Le Pen vante le « ticket gagnant » qu’elle forme avec Jordan Bardella pour 2027. Une configuration inédite – et dangereuse ? – sous la Ve République -
EntêtementQuoi qu'il en coûte, l'Iran veut garder la maîtrise du détroit d'Ormuz
Le régime iranien a encore visé des navires empruntant le passage stratégique, quitte à déclencher la fureur de Donald Trump -
Prise de risqueGabriel Attal et Edouard Philippe peuvent-ils survivre à la campagne imposée par Marine Le Pen ?
Une candidature avec un bracelet à la cheville ? La leader du RN a pris son risque et savoure ce qu'elle appelle une « renaissance ». Elle promet de libérer le pays. Autant de mots qui ont fait l'identité politique des macronistes. Mais ont-ils la capacité de réagir ?