PSA réduira de moitié sa consommation de cash dès 2013
A l’occasion de ses très mauvais chiffres du premier semestre, PSA Peugeot Citroën (-2,50% à 6,08 euros) a dévoilé son programme «Rebond 2015», promis mi-juillet lors de l’annonce de la suppression de 8.000 postes en France.
Ce plan de gain additionnel de 1,5 milliard d’euros, qui s’ajoute aux mesures de réductions des coûts mises en place en début d’année, se décompose en trois volets: la restructuration de la base industrielle française (fermeture de l’usine d’Aulnay et adaptation du site de Rennes) pour 600 millions d’euros; une baisse des investissements de 550 millions d’euros; et une optimisation des coûts de production résultant de l’alliance avec General Motors pour 350 millions d’euros (50% grâce aux synergies d’achats et 50% sur les coûts de conception et de production).
Un plan d’autant plus ambitieux que le groupe n’anticipe pas d’amélioration du marché automobile, visant sur un recul de 8% en Europe (contre –5% annoncé en février), et sur une hausse de 2% en Amérique du Sud (contre +6%), de 7% en Chine (sans changement) et de 9% en Russie (+5% prévu en février).
Ce nouveau programme doit permettre de diviser la consommation de cash opérationnel par deux en 2013 et d’atteindre l’équilibre fin 2014. Depuis un an, PSA a brûlé 200 millions d’euros de cash chaque mois. Mais «avec une tendance à l’amélioration sur ce semestre», souligne Jean-Baptiste de Chatillon, directeur financier de PSA. En effet, seule bonne nouvelle du jour, le cash flow fin juin s’est avéré moins catastrophique que les -1,5 milliard d’euros du second semestre 2011, à -954 millions d’euros (-449 millions après dividende exceptionnel de Banque PSA Finance et cessions immobilières). «Le free cash flow devrait commencer à être positif en fin d’année prochaine selon nos estimations», note CM-CIC.
Bien que le constructeur se targue d’une situation de liquidité solide avec 8,9 milliards d’euros de trésorerie, et 3,1 milliards d’euros de lignes de crédit non tirées, Fitch vient d’abaisser d’un cran la note de PSA à «BB», et l’assortit d’une perspective négative.
PSA clôture le semestre avec un résultat opérationnel courant à l’équilibre, malgré une perte de 662 millions de la division automobile, (contre 1,2 milliard d’euros un an plus tôt) et une perte nette de 819 millions (pour un bénéfice de 806 millions au premier semestre 2011).
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