PSA prévoit de nouvelles économies pour sauver sa trésorerie
L’objectif paraissait difficile à tenir depuis plusieurs mois déjà. La direction de PSA Peugeot Citroën a reconnu hier qu’elle devra mettre en place de nouvelles mesures d’économies si elle veut que le groupe cesse de brûler du cash fin 2014 comme prévu. Un discours de vérité salué par le marché hier. L’action a bondi de 10,4 %.
Les seuls efforts mis en œuvre depuis l’an dernier, notamment la fermeture programmée de l’usine d’Aulnay-sous-Bois, n’auraient pas suffi à compenser le repli plus marqué et plus long qu’anticipé du marché automobile européen. Au premier trimestre 2013, le chiffre d’affaires de la division automobile de PSA a encore chuté de 10,3%. Et selon la direction, 2014 pourrait être pire encore. L’an dernier, PSA avait réussi à économiser 1,2 milliard d’euros. Mais les deux tiers de ces efforts avaient été absorbés par les conséquences de la chute des ventes. Résultat, le constructeur avait encore brûlé 1,4 milliard d’euros de cash flow.
Prenant exemple sur l’accord récemment signé par Renault avec ses syndicats, Philippe Varin, le président du directoire de PSA, a annoncé l’ouverture de «discussions sur la compétitivité du groupe en mai», une fois que l’actuel plan social sera entré en vigueur, théoriquement à l’issue d’un comité central d’entreprise programmé pour lundi prochain. Philippe Varin espère conclure ce nouvel accord à l’automne 2013. L’accord de flexibilité de Renault, qui prévoit un ajustement du temps de travail selon les plans de charge et des départs naturels, doit permettre au constructeur d’économiser en France 400 à 500 millions d’euros par an d’ici à 2016.
Le directeur financier de PSA, Jean-Baptiste de Chatillon, a toutefois précisé que des réductions d’effectifs supplémentaires, en plus des 8.000 suppressions de postes annoncées pour 2013 et 2014, n'étaient «pas l’objet» des prochaines discussions. En dehors de ce plan, une compression supplémentaire des investissements et de nouvelles cessions d’actifs, notamment immobiliers, pour un montant de l’ordre de 200 millions d’euros sont prévus.
En attendant la mise en œuvre de ces mesures, PSA se dit toujours capable de diviser par deux sa consommation de cash flow mensuelle par rapport au rythme de 200 millions d’euros de l’an dernier.
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