PSA Peugeot Citroën embarque General Motors à son bord
L’alliance PSA-General Motors est désormais une réalité; les deux groupes l’ont officialisée hier soir après Bourse. Elle reposera initialement sur deux piliers principaux : le partage de plates-formes de véhicules, de composants et de modules d’un côté, une coentreprise d’achat à l'échelle mondiale de l’autre.
Le premier volet permettra de mutualiser les investissements (Capex) et les dépenses de R&D, avec un accent mis dans un premier temps sur les véhicules passagers de petite et moyenne taille, les monospaces et les crossovers. Les premières réalisations communes sortiront en 2016. Le deuxième volet fera de l’alliance un mastodonte face aux fournisseurs, le volume d’achat combiné dépassant les 125 milliards de dollars (95 milliards d’euros), loin devant Volkswagen.
La combinaison de ces piliers doit déboucher sur des synergies annuelles de 2 milliards de dollars (1,5 milliard d’euros) d’ici cinq ans, réparties à parts égales entre les deux groupes. Les partenaires reconnaissent que les bénéfices seront limités lors des deux premières années et il n’y aura pas d’impact sur la production dans l’immédiat. Au cours d’une téléconférence, les patrons de GM et PSA ont souligné d’un trait appuyé les limites de leur collaboration. «C’est une alliance, pas une fusion», a insisté Dan Akerson, le PDG de GM. «Il revient à chaque groupe de s’occuper de ses performances en Europe», a renchéri Philippe Varin, le président du directoire du groupe français.
Pour preuve de son engagement, GM a néanmoins décidé de prendre part à une augmentation de capital avec droit préférentiel de souscription d’environ 1 milliard d’euros. L’opération se fera en concertation avec la famille Peugeot, détentrice d’un peu plus de 30% des actions et 46% des droits de vote. Via notamment sa holding FFP (22,8% du capital), elle remettra au pot 150 millions d’euros. FFP cèdera 50% de ses droits à GM, lequel prendra une part de 7% du capital et deviendra le deuxième actionnaire de PSA. De quoi donner un peu d’oxygène à PSA, alors que la dette nette s'élevait à 3,4 milliards d’euros au 31 décembre dernier.
En matière de gouvernance, le projet d’alliance prévoit la création d’un comité de pilotage avec quatre représentants de chaque partenaire. Le schéma devrait être finalisé et opérationnel au deuxième semestre de cette année.
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