PSA et Renault sont de plus en plus menacés sur leur marché historique

La part de marché cumulée des constructeurs a chuté de 6,9 points en janvier. Volkswagen a augmenté de 5 points ses positions en France
Benoît Menou

Le marché automobile français a négocié de bien piètre manière le premier virage de l’exercice 2012. Avec 147.143 voitures particulières précisément écoulées le mois dernier, selon le Comité des constructeurs français d’automobiles (CCFA), le volume d’immatriculations est en repli de 20,7% par rapport au mois de janvier 2011. Encore ce dernier comportait-il un jour ouvrable de moins (soit 21). En données corrigées, le plongeon du marché hexagonal atteint donc 24,3%.

Une forte baisse était attendue, comme l’a rappelé un porte-parole du CCFA qui avait déjà souligné le faible niveau des prises de commandes fin 2011. Autant de commandes absentes qui n’ont pu se transformer en immatriculations. L’activité de janvier constitue pour cet observateur averti du secteur «un plus bas depuis 1998». «Le premier semestre devrait être difficile» ajoute-t-il.

Sans surprise, le palmarès des constructeurs est le reflet inverse de celui des bénéficiaires des dispositifs publics d’incitation à la vente désormais éteints depuis une année. Ainsi, les principaux gagnants en termes de commandes fin 2010 sont ceux qui concèdent au mois de janvier 2012 les pires déconvenues. Fiat notamment, dont les immatriculations ont chuté de 33,1% le mois dernier en données brutes. Mais les constructeurs français retiennent l’attention, avec des volumes écoulés en baisse de 29,5%. Alors que Renault cède 32,7% (-36,9% pour la marque au losange, -10,5% pour Dacia), PSA Peugeot Citroën abandonne 27,4% (Peugeot -29,6%, Citroën -24,7%). Les deux groupes perdent ainsi 6,9 points de parts de marché à 53,5% (-2,9 points à 31% et -4 points à 22,4% respectivement).

Volkswagen en revanche, numéro un européen et en piste pour prétendre à la couronne mondiale, ne cesse de briller. En janvier, le groupe allemand a accaparé à lui seul une bonne part du terrain perdu par les groupes français. Sa part de marché a bondi de 5 points à 15,1%, avec des immatriculations en hausse de 18,2%.

Signe que les constructeurs font vœu de prudence pour les mois à venir, PSA Peugeot Citroën a annoncé mardi l’arrêt début mars et pour une semaine de ses chaînes de montage à Mulhouse et à Sochaux, afin d’«adapter les stocks à la demande commerciale». Renault a tout de même confirmé hier son objectif de maintien de parts de marché sur l’année grâce au plein effet du renouvellement de la gamme.

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