PSA diminue plus que prévu sa consommation de trésorerie à fin juin
Les mesures prises l’an dernier par PSA pour juguler ses pertes et son hémorragie de trésorerie ont commencé à porter leurs fruits au cours du semestre écoulé. Alors que le groupe automobile avait dégagé à la même période de l’an dernier un cash flow libre négatif de 954 millions d’euros, sa consommation de trésorerie a été réduite à 51 millions à fin juin, une performance supérieure aux attentes.
Hors frais de restructuration et éléments exceptionnels, PSA affiche même un flux courant de trésorerie positif de 203 millions, contre un flux négatif de 449 millions un an plus tôt.
Malgré un repli de 3,8% du chiffre d’affaires consolidé à 27,7 milliards, essentiellement dû à la baisse de 7,5% des ventes automobiles de PSA très exposé à l’Europe du Sud, la marge d’exploitation courante à fin juin est restée stable à -0,2%, grâce à une perte courante de la division automobile ramenée à 510 millions, contre -647 millions au premier semestre 2012. «L’évolution défavorable des volumes est en partie compensée par un effet mix positif et par l’impact favorable des productions et des achats», notent les analystes crédit de CM-CIC Securities. Les dépréciations d’actifs exceptionnelles constatées en 2012 ont réduit de 309 millions la charge d’amortissement de la division automobile à fin juin. En incluant la baisse de 8% des frais financiers, la perte nette semestrielle est quasiment divisée par deux à 426 millions. Soulignant que la performance de PSA au premier semestre n’est pas extrapolable à l’ensemble de l’exercice en raison de la saisonnalité de l’activité, le directeur financier Jean-Baptiste de Chatillon vise une consommation de trésorerie courante «au moins divisée par deux» cette année par rapport aux 3 milliards absorbés en 2012 et une réduction «très significative en 2014».
Si l’endettement net représente 35% des capitaux propres à fin juin contre 31% à fin décembre 2012, la liquidité globale du groupe a augmenté de 11,3% à 11,8 milliards sur la période, dont 3,2 milliards de lignes de crédit non tirées. Après la validation par Bruxelles mardi soir de l’aide d’Etat de 7 milliards d’euros qui accompagne le plan de restructuration de PSA, Banque PSA Finance est «en mesure d’émettre encore 5,8 milliards d’euros avec la garantie de l’Etat, ce qui aura un effet technique favorable sur les obligations existantes de maturité allant jusqu’à décembre 2016», relèvent les analystes crédit de Natixis.
Plus d'articles du même thème
-
La Fed laisse ses taux inchangés malgré une inflation toujours élevée
La banque centrale américaine a décidé d'opter pour le statu quo en maintenant ses taux à 4%, à quelques semaines des élections de mi-mandat aux Etats-Unis. -
Airbus maintient son plan de vol pour 2026 à l'issue du troisième trimestre
Si le chiffre d'affaires s'effrite, le bénéfice net bondit de 20% d'une année sur l'autre, à 1,34 milliard d'euros. Le rythme des livraisons sera décisif pour la fin de l'exercice. -
Le broker XTB mise sur la cryptomonnaie
XTB a lancé une offre de trading proposant plus de 40 cryptomonnaies en Espagne en octobre. Le même service devrait être lancé en France prochainement.
ETF à la Une
Les gérants allocataires affinent leur utilisation des ETF
- Les salariés des caisses régionales du Crédit Agricole obtiennent près de 2,2% d’augmentation
- Le diable se cache dans les détails, Safran l'apprend à ses dépens
- Tégo divorce d'Allianz et AGPM
- Alan joue les trouble-fête avec le méga contrat santé de la Sécu
- Microsoft propose à 60.000 salariés de quitter l'entreprise
Contenu de nos partenaires
-
Dissonance cognitive« C'est difficile de passer le mur du son » : face à la dette, une présidentielle entre déni et rigueur
Alors que l'envolée des taux d'intérêt menace les finances hexagonales à six mois du scrutin, les candidats peinent à imposer le sujet, quand ils ne l'éludent pas -
AcrobateRoyaume-Uni : un budget pour répondre à la crise au Moyen-Orient
Dans un contexte économique tendu, le ministre des Finances John Healey a joué sur les réserves pour soutenir le pouvoir d'achat des Britanniques. Il a remis à plus tard les décisions qui leur demanderont des efforts -
EditoLa farce budgétaire a déjà trop duré
Quel paradoxe que cet article 49.3 tant décrié et qui apparaît aujourd’hui comme la solution la plus convenable pour doter la France d'un budget pour 2027