PSA bondit en bourse sur l’officialisation du rachat d’Opel
Le titre PSA a bondi de 4% lors des premiers échanges en bourse de Paris , lundi matin, sur l’officialisation du rachat d’Opel qui lui donnera 17% du marché automobile européen, derrière Volkswagen. A 10H, sa progression s’est atténuée, le titre PSA s'échangeant à 19,605 euros, en hausse de 2,86%.
Un peu plus tôt, PSA et General Motors ont officialisé le rachat d’Opel/Vauxhall, valorisé en tout à 2,2 milliards d’euros. Le groupe français redeviendra ainsi le deuxième constructeur automobile européen et l’Américain poursuivra son recentrage hors d’Europe.
La clôture de la transaction est attendue au quatrième trimestre de cette année. PSA va d’abord acquérir les activités de conception et de production automobile de GM en Europe, valorisées à 1,3 milliard d’euros. Ce montant sera financé par PSA en numéraire, pour 670 millions d’euros, et par l'émission de bons de souscription d’actions (BSA) auprès de GM, pour 650 millions.
«Nous sommes fiers d’unir nos forces à celles d’Opel/Vauxhall et nous nous engageons à poursuivre le développement de cette grande entreprise et à accélérer son rétablissement», a déclaré le président du directoire de PSA, Carlos Tavares, cité dans un communiqué.
«Nous sommes convaincus que ce nouveau chapitre permettra de renforcer davantage encore Opel et Vauxhall à long terme», a déclaré de son côté Mary Barra, PDG de General Motors. Le groupe américain poursuit ainsi sa sortie progressive d’Europe, après avoir arrêté la commercialisation de sa marque Chevrolet sur le continent entre 2014 et 2015.
PSA va également reprendre une partie des activités de financement automobile de GM Financial en Europe, valorisées en tout à 0,9 milliard d’euros, conjointement avec la banque BNP Paribas avec laquelle il va créer pour l’occasion une coentreprise à parité.
L’investissement pour PSA sera de 0,46 milliard d’euros en cash. Au total, l’opération coûtera au groupe français 1,78 milliard d’euros, dont 1,13 milliard en cash.
Plus d'articles du même thème
-
Alstom saisit le marché avec une nouvelle alerte rouge
Le groupe de matériel ferroviaire révise à la baisse l’ensemble de ses indicateurs commerciaux et financiers pour son exercice 2026-2027. Il brûlera 1,5 milliard d’euros de cash cette année, de quoi nourrir le doute sur un nouveau besoin en capital. Face à cet avertissement massif, l’action plonge de 26%. -
Les ventes d'Air Liquide accélèrent sur ses principaux marchés
Le spécialiste des gaz industriels a enregistré une croissance supérieure aux prévisions au troisième trimestre grâce notamment à la demande en provenance du secteur des semi-conducteurs. -
Solvay réduit ses objectifs annuels et chute en Bourse
Le chimiste est pénalisé par la guerre au Moyen-Orient. Il a sensiblement diminué ses cibles d'excédent brut d'exploitation et de flux de trésorerie pour 2026.
ETF à la Une
BlackRock accélère le développement de sa gamme d’ETF obligataires actifs
- Les salariés des caisses régionales du Crédit Agricole obtiennent près de 2,2% d’augmentation
- La Société Générale fait son retour vers les futures
- Les gérants confirment leur confiance dans les marchés actions américains
- 2CRSI n’arrive pas à se remettre d’une attaque d’activiste
- La Société Générale poursuit sur sa lancée avec de nouveaux résultats records
Contenu de nos partenaires
-
Fight, fight, fightMidterms : pourquoi rien n'arrêtera Donald Trump
Perdre le Congrès rendra-t-il le président des Etats-Unis plus faible ? Rien n’est moins sûr. Son tempérament, ses leviers et l'absence d’enjeu électoral devraient plutôt l'encourager au combat -
Voie sans issue« Ils ne tiennent plus le manche » : le budget de Sébastien Lecornu s’enfonce dans l’impasse
Avec la stagnation de l’économie française, même le délicat scénario des ordonnances ne suffira plus à réduire le déficit à 5 % du PIB en 2027, malgré 43 milliards d’efforts. Bercy mise encore sur un accord de non-censure après un 49.3 -
EditorialLFI, le mensonge au quotidien
Les émules de Donald Trump ne sont pas toujours ceux que l’on croit