Prisa parachève le refinancement de 3,2 milliards d’euros de dette
La restructuration financière de Prisa commencée voici un an sera parachevée fin 2011. Le groupe espagnol de médias a en effet annoncé qu’il était parvenu à un accord avec 35 banques pour rallonger d’au moins 3 ans la maturité de lignes de crédit bancaires totalisant 3,2 milliards d’euros.
Cela concerne d’abord un crédit syndiqué de 1,38 milliard d’euros signé en mai 2006, qui va être «converti en un prêt ‘in fine’ remboursable le 19 mars 2014» avec une prorogation possible de 10 mois, notamment «dans le cas d’une émission obligataire». Signé en décembre 2007, un crédit-relais de 1,54 milliard d’euros sans amortissements partiels, voit sa maturité étendue jusqu’au 15 janvier 2015 et «sous certaines conditions» jusqu’au 19 septembre 2015. Il en est de même pour des crédits bilatéraux totalisant 200 millions d’euros et pour un crédit subordonné de 134 millions d’euros signé fin 2007, dont l’échéance exacte s’alignera en 2015 sur celle des deux crédits précédents.
La marge bancaire des crédits syndiqués et bilatéraux passe à 215 points de base (pb) au-dessus de l’Euribor à partir de janvier prochain contre 200 pb actuellement, avec une clause de step-up de 10 pb supplémentaires en janvier 2013 et janvier 2014. La même augmentation progressive s’appliquera au crédit-relais à partir d’un spread fixé actuellement à 250 pb au-dessus de l’Euribor.
La finalisation de l’accord aura lieu «dans les prochains jours» lorsque les banques étrangères auront transmis à leurs représentants légaux leur procuration originale, ce qui n’a pas été possible en début de semaine «en raison des jours fériés au Royaume-Uni». Ceci déclenchera le processus de conversion en actions des warrants détenus par les actionnaires de référence du groupe, qui se traduira par une entrée de cash de 150 millions d’euros.
Prisa rappelle que l’entrée d’investisseurs minoritaires dans plusieurs de ses filiales a apporté cette année «un afflux de trésorerie de près de 2 milliards d’euros», avec un effet favorable sur une dette nette de 3,5 milliards d’euros à fin septembre 2011. Les analystes de Bankia Bolsa estiment de leur côté que le bouclage de ce refinancement permet au groupe de gagner du temps «pour améliorer la rentabilité de ses activités de plus en plus orientées sur le numérique et céder certains actifs dans de meilleures conditions».
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