PPR n’a plus que La Redoute à céder pour achever sa transformation
Nouvelle étape dans la transformation de PPR en groupe de luxe et de sport & lifestyle. Ellos et Jotex, les activités scandinaves de Redcats, pôle de vente par internet de textile et de décoration de PPR, viennent d’être cédées à Nordic Capital Fund VII pour une valeur d’entreprise de 275 millions d’euros. Le groupe s’est refusé à dévoiler le multiple de l’opération, qui pourrait tourner autour de 7 à 8 fois l’Ebitda. Quoi qu’il en soit le prix ressort une nouvelle fois au-dessus des attentes du marché. Kepler en attendait 150 millions d’euros, Oddo 180 millions, et Aurel BGC 200 millions.
En fin d’année dernière, PPR a cédé les activités sports et loisirs de Redcats aux Etats-Unis (notamment Northern Tool et Equipment) pour 215 millions de dollars et sa division grande taille aux Etats-Unis (OneStopPlus) pour 525 millions de dollars. Une opération de 740 millions de dollars au total (558 millions d’euros) réalisée sur des multiples d’environ 0,6 fois le chiffre d’affaires 2011 et environ 7 fois l’Ebitda selon Aurel BGC.
En outre, PPR a annoncé en début d’année la vente de Cyrillus et de Vertbaudet au fonds Alpha Private Equity Fund 6 pour une valeur d’entreprise de 119 millions d’euros. Le groupe a donc déjà dégagé près d’un milliard d’euros de Redcats, preuve «qu’une vente par appartements était une bonne option», souligne Aurel BGC. PPR va maintenant s’atteler au gros morceau: la cession de La Redoute et de Daxon, qui est annoncée pour le second semestre 2013. Le chiffre d’affaires de La Redoute est estimé entre 1 et 1,4 milliard d’euros par les analystes. Toutefois, le mois dernier, CM-CIC envisageait une valorisation de seulement 260 millions d’euros, soit environ 20% des ventes.
Entretemps, les modalités de l’entrée en Bourse de la Fnac devraient être dévoilées courant en avril, avant le vote de la scission par les actionnaires lors de l’assemblée générale du 18 juin prochain et une première cotation le lendemain.
Le recentrage du groupe, avec ces cessions successives, a été largement salué par le marché. Sur les six derniers mois, le titre a rebondi de 36%, troisième plus forte progression du CAC 40. Ses multiples sont «désormais proches des pure players du luxe», note Aurel BGC, estimant que le titre pourrait marquer une pause après son brillant parcours boursier. A 171,75 euros, l’action est en ligne avec le consensus FactSet de 172 euros.
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