Pixium Vision fait appel au marché pour trouver d’autres financeurs
Une nouvelle medtech s’apprête à rejoindre la Place parisienne. Pixium Vision profite de la fenêtre de tir actuelle et de l’appétit des investisseurs pour le secteur de la santé pour lancer son processus d’introduction sur le compartiment C d’Euronext. Le spécialiste des systèmes de restauration de la vision espère lever jusqu’à 48 millions d’euros après exercice de la clause d’extension et de l’option de surallocation.
Il propose initialement 3,6 millions d’actions nouvelles dans une fourchette indicative de 8,28 à 10,12 euros, soit une levée moyenne de 33 millions d’euros. L’offre, dirigée par SG CIB et Jefferies avec Gilbert Dupont en co-chef de file, est ouverte jusqu’au 17 juin, pour une première cotation le lendemain.
L’opération est assurée à hauteur de 30% (sur la base d’un prix moyen) par les actionnaires actuels – Sofinnova, Abingworth, Omnes, Innobio (Bpifrance) et Seventure – qui ont souscrit un engagement ferme à hauteur de 3 millions, et un engagement conditionnel pour un maximum de 7 millions. Le capital (sur une base non dilué) est détenu principalement par Sofinnova (28%), Abingworth (25%), Omnes (20%) et Innobio (14%).
Créé en 2011, Pixium Vision développe deux systèmes de restauration de la vision – Iris et Prima – qui, associés à une opération chirurgicale et à de la rééducation, permettent de recouvrer la vue. Or, pour les 40 à 45 millions d’aveugles dans le monde, aucun traitement n’existe actuellement. Les fonds levés seront destinés en priorité à la finalisation du développement d’Iris, dont le lancement commercial en Europe est prévu pour 2015. Prima devrait être lancé en 2018.
En 2013, Pixium Vision a dégagé 1,5 million d’euros de produits opérationnels pour une perte nette de 6 millions, qui a doublé en un an. La société est particulièrement consommatrice de cash. Après avoir levé près de 25 millions d’euros sur les deux dernières années auprès de capital-risqueurs européens, le groupe ne dispose plus que de 5,2 millions d’euros de trésorerie disponible au 30 avril. Un montant qui ne lui permet pas de tenir au-delà du mois de septembre. Sur les douze prochains mois, Pixium Vision évalue ses besoins nécessaires à son activité à 10,1 millions d’euros.
Plus d'articles du même thème
-
Les dépréciations de goodwill du CAC 40 restent rares
En 2025, les entreprises de l’indice ont seulement enregistré 1,3 milliard d’euros de dépréciations, un niveau qui reste très bas. Le montant de goodwill poursuit sa légère décrue à 440 milliards d’euros. -
Continental parachève son recentrage sur les pneumatiques
L’équipementier automobile allemand a signé un accord avec Lone Star en vue de lui céder sa filiale ContiTech pour un montant plancher de 4 milliards d’euros. -
EasyJet accepte de se faire racheter par Castlelake
La compagnie avait rejeté l’offre du fonds d’investissement à quatre reprises. La dernière proposition, à 5,5 milliards de livres, a finalement été acceptée.
ETF à la Une
Schroders vise une dizaine d’ETF actifs d’ici la fin de l’année
- Le Crédit Agricole lancera une offre de trading crypto avant la fin de l'année
- CMA CGM se renforce dans la logistique du dernier kilomètre
- Kering se retrouve sous pression en Bourse avec la montée des doutes d'analystes
- La finance italienne pourrait perdre l'un de ses principaux investisseurs
- Les actions coréennes approchent du bear market
Contenu de nos partenaires
-
Je t'aime, moi non plusProcès Le Pen : Entre juges et politiques, un divorce déjà consommé
Les magistrats de la Cour d’appel de Paris sont sous forte pression tant leur décision changera le cours de l’élection présidentielle. Fragilisée par le scandale Lyhanna, la justice risque d'être sous le feu des critiques jusqu'en 2027 -
L'envie d'avoir envie« Le combat d’un père » : Edouard Philippe se lâche et se lance
Le candidat Horizons à la présidentielle promet des « efforts partagés » pour préparer « la France de nos enfants » -
EditoLe pied-de-nez de l’Iran à l’Amérique
Embourbé dans un conflit dont il ne voit pas l’issue, Donald Trump est là où il ne voulait pas être. Tout l’inverse de l'Iran, qui est là où l’Amérique, ne voulait pas qu’elle soit : conforté dans un rôle d’acteur régional incontournable