Pierre & Vacances lève facilement 100 millions d’euros d’« Oceane » d'échéance 2015
Pierre & Vacances a surpris le marché hier en émettant pour 100 millions d’euros d’obligations à option de conversion et/ou d’échange en actions nouvelles ou existantes (Oceane) d’échéance 1er octobre 2015. Après le succès du placement privé souscrit de multiples fois auprès d’investisseurs traditionnels dont 45% de Français, l’option de surallocation, portant la levée à 115 millions, devrait être exercée. L’offre est ouverte au public du 26 au 28 janvier. Un vrai succès pour une première émission, bien que le groupe ne soit pas noté. L’actionnaire principal à hauteur de 44,25% du capital, Siti, holding de Gérard Brémond, ne participe pas à l’opération.
La prime d’émission est ressortie au plus haut, à 76,31 euros, soit 25% au-dessus du cours de référence de 61,05 euros, pour une fourchette de 20 à 25%. L’action Pierre & Vacances a clôturé en recul de 2,38% à 61,50 euros, après avoir récemment atteint des plus haut de deux ans.
Les obligations portent un taux d’intérêt nominal annuel de 4%, soit 3,05 euros par titre payables au 15 octobre, dans le bas de la fourchette indicative de 4 à 4,75%. Le premier coupon, versé le 3 octobre suivant, sera de 2,01 euros. L’opération est menée par Crédit Agricole CIB et Société Générale CIB, avec HSBC et Lazard-Natixis en co-chefs de file.
Le groupe de loisirs justifie cette émission par ses besoins de financement, dont de «potentielles opérations de croissance externe», et le souci de diversifier ses sources de financement et d’allonger la maturité de sa dette. Pourtant, en juin dernier, Pierre & Vacances avait déjà signé un crédit syndiqué de 200 millions d’euros, comprenant un prêt de 100 millions amortissable sur 5 ans et une ligne de crédit de 100 millions sur 5 ans. «La confirmation d’acquisitions par le groupe, ce qui nous semble le plus probable compte tenu d’une dette nette faible, confirmerait l’amélioration de la confiance du management dans l’évolution du marché final et le redressement des comptes du fait du plan d’économies engagé, note CM-CIC. Nous n’excluons pas que ces 100 millions d’euros pourront également servir au financement des besoins de sa division immobilière, promise à un développement soutenu ces prochaines années (Villages Nature, montagne etc.)».
CA Cheuvreux estime la dilution potentielle de l'émission d’environ 10% sur le bénéfice par action 2013, et Natixis de 20% sur le BPA 2010-2011.
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