Petrobras négocie le rachat de la participation d’Eni dans le portugais Galp
Contrôlé à 48% par l’Etat brésilien, le groupe Petrobras a officiellement fait savoir hier qu’il était intéressé par le rachat de la participation de 33,3% détenue par l’italien Eni dans le producteur de pétrole portugais Galp Energia. Petrobras souligne cependant qu’aucun accord n’a été trouvé à ce stade et qu’il reste attentif aux opportunités d’investissement au Brésil et à l'étranger. «Petrobras confirme qu’il étudie la possibilité d’une potentielle transaction avec Eni, mais jusqu'à maintenant aucune analyse n’est achevée, comme il n’y a aucun accord contraignant entre les parties», précise le document transmis aux autorités boursières brésiliennes.
Sans mentionner de source, le journal portugais Diario Economico avait auparavant rapporté que Petrobras propose 3,5 milliards d’euros à Eni pour racheter sa participation dans Galp, un montant inférieur d’un tiers aux 4,7 milliards requis par le groupe d’hydrocarbures italien, croit savoir le quotidien économique. Ce prix proposé serait également en dessous des 4,1 milliards d’euros calculés à partir de la valorisation boursière (12,3 milliards) de Galp à la Bourse de Lisbonne, au cours de clôture de mardi. Le groupe industriel portugais Amorim contrôle également un tiers du capital de Galp, le flottant étant d’environ 25%.
S’il rachète cette participation, Petrobras «va devoir dépenser davantage pour soutenir les investissements de Galp dans ces champs offshore», relève Andres Kikuchi, analyste chez Link Investimentos à Sao Paulo. Cette transaction serait cependant cohérente avec les objectifs dévoilés par le groupe brésilien en septembre dernier, à l’occasion de son augmentation de capital record de plus de 52 milliards d’euros. Il avait en effet déclaré vouloir utiliser cette levée de fonds pour «stimuler ses investissements», en mettant l’accent sur l’amont pétrolier et gazier qui représentera plus de la moitié de son programme d’investissements de 224 milliards de dollars (168 milliards d’euros) d’ici 2014.
Petrobras et Galp sont d’ailleurs déjà partenaires dans plusieurs projets d’exploration au Brésil, notamment dans deux champs offshore qui recèlent à eux deux 8,3 milliards de barils équivalent pétrole. De plus, le brésilien aurait ainsi accès aux capacités de raffinage de Galp, ce qui lui permettrait de transformer sur place son pétrole brut avant de le commercialiser en Europe.
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