Pernod Ricard refinance le solde de ses emprunts bancaires liés à Vin & Spirit

Le groupe de spiritueux a mandaté JPMorgan et BNP Paribas pour un crédit syndiqué à 5 ans de 2,5 milliards d’euros
La rédaction

Pernod Ricard a lancé un refinancement syndiqué pour un prêt de 2,5 milliards d’euros représentant le solde des 11,5 milliards empruntés lors du rachat du groupe suédois Vin & Spirit en 2008. BNP Paribas et JPMorgan coordonnent l’opération, ont indiqué Bloomberg et Reuters.

Le groupe de vins et spiritueux offre une marge de 110 points de base au-dessus de l’Euribor pour cette ligne revolving à 5 ans. Selon des sources citées par Reuters, l’opération serait inhabituelle car, alors que la plupart des crédits renouvelables restent généralement inutilisés et servent de financement relais, celui-ci sera tiré à hauteur de 40%. Une dette tirée est plus chère à financer pour les banques, ce qui conduit Pernord Ricard à offrir des conditions supérieures à celles proposées par d’autres entreprises notées en catégorie investment grade pour s’assurer le soutien d’un grand nombre de banques européennes.

Le spread de l’opération pourrait atteindre 200 points de base si le prêt est intégralement utilisé en dollars afin de compenser le niveau élevé des coûts de financement en dollars des banques, ont déclaré des sources bancaires. «Le prix est prudent et non offensif, il est raisonnable et réaliste», explique un banquier senior cité par Reuters.

Pernod Ricard a regagné l’an dernier ses galons d’entreprise de la catégorie investment grade. Le groupe est noté BBB- par Standard & Poor’s et Baa3 par Moody’s, mais encore en catégorie junk à BB+ par Fitch. La société a déjà ramené le montant de l’emprunt bancaire souscrit en 2008 en euros à environ 3 milliards d’euros en émettant des obligations en dollars en 2011 et cette année, afin de réduire sa dépendance au financement par les banques. Elle avait placé pour 2,5 milliards de dollars d’obligations en janvier dernier après 1,0 milliard en avril 2011 et 1,5 milliard en octobre. L’emprunt bancaire de 2008 ne représente ainsi plus qu’un tiers environ de l’endettement total du groupe.

Si les banquiers semblent confiants pour cette transaction, les volumes de crédits syndiqués revolving n’en restent pas moins déprimés en 2012. Leur volume a plongé de 46% sur un an au premier trimestre 2012 dans le monde, à 342 milliards de dollars selon Dealogic. La zone Amérique a représenté plus des deux tiers des volumes signés.

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