Pernod Ricard mise sur le scotch Whisky pour renforcer sa croissance future

Le groupe va augmenter ses investissements industriels de 35 à 55 millions d’euros en Ecosse pour accroître ses capacités de distillation
Bruno de Roulhac

Le whisky est la catégorie la plus profitable de Pernod Ricard», s’est félicité Pierre Pringuet, directeur général de Pernod Ricard, à l’occasion des journées investisseurs du groupe de spiritueux.

Fort d’une demande en croissance, Pernod Ricard vient d’annoncer l’accélération de ses dépenses d’investissements pour accroître de 25% ses capacités de distillation et d’entreposage de son Scotch whisky. «Les investissements industriels passeront de 35 millions d’euros en 2012 à environ 55 millions d’euros en 2013», explique Gilles Bogaert, directeur financier de Pernod Ricard.

Le Scotch whisky devrait voir son cash flow opérationnel progresser de 40% entre 2011 et 2015. «Il contribue déjà à 27% du chiffre d’affaires de Pernod Ricard, et à 30% des profits et des cash flows, soit une marge légèrement supérieure à la moyenne du groupe», ajoute Gilles Bogaert. A moyen terme, le groupe vise une croissance des ventes de Scotch de l’ordre de 9 à 11%, contre environ 7% attendus pour l’exercice en cours. Actuellement, Pernod Ricard est le deuxième acteur mondial derrière Diageo, sauf sur les catégories ultra premium et plus, où il occupe la première place avec 46% du marché.

L’Asie (45% des ventes actuelles de Scoch du groupe), l’Europe de l’Est, les Amériques (19% des ventes) constituent des leviers importants pour le développement du Scotch. Mais aussi l’Afrique, avec la récente création de la région Afrique subsaharienne. « Nous travaillons actuellement sur plusieurs accords avec des distributeurs locaux», confie Gilles Bogaert.

Pour l’heure, Pernod Ricard n’envisage pas d’acquisitions de whisky. «Nous avons le portefeuille le plus complet de l’industrie, composé de marques globales et locales, du standard au prestige, ajoute Gilles Bogaert. Nous n’identifions pas de manque stratégiquedans notre portefeuille de marques ». Si le groupe n’a plus de bourbon en portefeuille, «Jameson est une marque parfaitement adaptée pour concurrencer avantageusement les whiskies américains», assure le dirigeant.

En revanche, «nous sommes ouverts à l’acquisition tactique de marques premium ciblées venant compléter notre portefeuille, en particulier dans les émergents et aux Etats-Unis», poursuit le directeur financier de Pernod Ricard.

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