Patrick Drahi est serein sur la réussite de l’offre de Numericable sur SFR
Le président d’Altice, Patrick Drahi, a très peu de doutes sur la probabilité de réussite du projet de rapprochement entre sa filiale Numericable et celle de Vivendi, SFR. Le contrat est «ficelé» et «l’argent est sur la table», a lancé le dirigeant, lundi matin, lors de sa première conférence de presse depuis l’annonce du projet de rachat de SFR. Les négociations exclusives avec Vivendi sont ouvertes pendant trois semaines. Patrick Drahi reconnait toutefois avoir trouvé «bizarre» la déclaration de Jean-Pierre Jouyet, le directeur général de la Caisse des dépôts, se disant prêt ce matin dans Les Echos à aider à un possible schéma de rapprochement entre SFR et Bouygues, pourtant rejeté par Vivendi. «La CDC a investi dans le câble en France dans les années 90, nous avons même racheté leur entreprise en dépôt de bilan. S’ils veulent de nouveau investir, ils peuvent acheter en Bourse une ligne du capital de Numericable», a lancé Patrick Drahi.
A la suite des demandes de l’Etat français, le dirigeant a renouvelé ses engagements en matière d’emploi et d’investissement. Il s’est aussi engagé à prendre la présidence du conseil d’administration du nouvel ensemble, ce qu’il n’envisageait pas de faire initialement. En revanche, face aux pressions des ministres Arnaud Montebourg et Fleur Pellerin pour qu’il rappatrie son patrimoine de la Suisse vers la France, Patrick Drahi a répondu qu’il allait «déjà investir 3 milliards d’euros en France, c’est beaucoup».
Ce rapprochement entre téléphonie mobile et réseaux câblés, Patrick Drahi dit «réfléchir depuis 7 à 8 ans, car l’histoire veut que les réseaux convergent.». Selon lui, la nouvelle entité SFR-Numericable pourrait atteindre un taux de marge de 40% à moyen terme et afficher une croissance annuelle moyenne de son chiffre d’affaires comprise entre 2% et 5%. Le rapprochement devrait créer selon lui 1 milliard d’euros de synergies par an.
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