Orpea entend pleinement récolter les fruits de ses récents efforts de développement

Le groupe souhaite adopter un rythme de croissance maîtrisé et accélérer le mouvement de ses cessions immobilières
Benoît Menou

L’horizon semble dégagé pour Orpea, qui compte bien en 2012, aux dires de son président Jean-Claude Marian, «poursuivre sa dynamique de croissance rentable». «Après deux années d’intense développement», selon le groupe spécialiste de la prise en charge de la dépendance, l’accent sera mis sur «une stratégie axée sur la croissance de la génération de cash-flow, accompagnée d’un rythme de développement externe moins actif».

En d’autres termes, le groupe aurait atteint l’âge de raison et passe à un souhait de croissance maîtrisée (avec une sélectivité renforcée sur la croissance externe), la forte expansion de son réseau (36.700 lits dans 5 pays à fin 2011) permettant désormais à Orpea de jouir «d’un socle important d’établissements à maturité».

Certes, le groupe dispose encore d’un «réservoir de croissance de plus de 9.000 lits» et de fondamentaux sectoriels porteurs sur le long terme, y compris, comme le relève CM-CIC, à la lecture des déclarations d’intention politiques qui favorisent plutôt la hausse des cotisations qu’un «régime spécifique pénalisant le privé».

De quoi selon le directeur général Yves Le Masne s’afficher «particulièrement confiant» pour l’exercice en cours. Le dirigeant a confirmé l’objectif d’une hausse de 15,5% des facturations à 1,425 milliard d’euros, ainsi qu’«une progression de la rentabilité, une croissance soutenue des cash-flows et une poursuite de la baisse des ratios d’endettement».

CM-CIC ne cache pas son enthousiasme en avançant que la situation financière d’Orpea «lui permet d’affronter presque n’importe quel scénario économique jusqu’aux environs de 2015».

En 2011, le chiffre d’affaires du gestionnaire de maisons de retraite a progressé de 28,0% (1,23 milliard), le résultat opérationnel courant de 25,8% (163,2 millions) et le résultat net de 21,1% (80,3 millions). Le dividende proposé au titre de ces résultats publiés hier est plus que doublé, passant de 0,23 à 0,50 euro par action.

Dans ce contexte d’«inflexion stratégique» saluée par Natixis, Orpea entend «accélérer ses cessions immobilières dans les mois à venir» après les 147 millions récoltés l’an passé. Cela sur la base des «conditions attractives offertes par les investisseurs». En 2011, la valorisation du patrimoine immobilier du groupe a progressé de 15% pour s’élever à quelque 2,19 milliards d’euros pour 230 immeubles.

Un évènement L’AGEFI

Plus d'articles du même thème

ETF à la Une

Contenu de nos partenaires

A lire sur ...