OpenAI se valorise 300 milliards après un méga investissement de SoftBank
Attendu depuis plusieurs semaines, la levée de fonds est enfin officialisée. Lundi 31 mars dans la soirée, OpenAI a indiqué avoir obtenu 40 milliards de dollars à un prix le valorisant 300 milliards de dollars, soit près du double de sa valorisation précédente, ce qui propulse la start-up parmi les plus grandes sociétés non cotées de la planète.
Cet investissement «nous permet de repousser encore plus loin les frontières de la recherche en intelligence artificielle, d’augmenter notre infrastructure de calcul et de fournir des outils de plus en plus puissants aux 500 millions de personnes qui utilisent ChatGPT chaque semaine», a indiqué l’entreprise dirigée par Sam Altman, dans un communiqué.
OpenAI récolte l’essentiel de cette somme auprès de SoftBank qui mène l’opération et a indiqué qu’il comptait syndiquer un quart du montant, soit 10 milliards de dollars, à des co-investisseurs. Le conglomérat a déjà investi 2,2 milliards de dollars dans le pionnier de l’intelligence artificielle (IA) via son fonds Vision Fund 2 depuis septembre 2024.
A lire aussi : OpenAI n'atteindra la rentabilité qu'en 2029
Restructuration avant la fin de l’année
Dans un premier temps, le créateur de ChatGPT ne touchera toutefois qu’une partie des fonds annoncés. Dans un communiqué distinct, SoftBank indique en effet que l’opération prévoit un versement de 10 milliards de dollars en avril puis d’un complément pouvant atteindre 30 milliards de dollars en fin d’année.
Cette seconde tranche est toutefois sujette à une réorganisation d’OpenAI visant à transformer l’entité en société à but lucratif avant la fin de l’année ou, sous certaines circonstances, au plus tard début 2026. A défaut, la start-up n’obtiendra que 10 milliards de dollars supplémentaires.
SoftBank va par ailleurs investir via l’acquisition de «droits d’intérêt convertibles» («convertible interest rights») qui seront convertibles en titres d’une nouvelle entité OpenAI à but lucratif ou en actions ordinaires si la société devait s’introduire en Bourse.
Selon des informations de Bloomberg, SoftBank assumera 7,5 milliards de dollars de la première tranche et 22,5 milliards de l’éventuelle seconde, le solde devant être apporté par des co-investisseurs. Dans cette optique, «SoftBank et OpenAI ont initié des discussions avec des investisseurs institutionnels majeurs», indique le groupe japonais.
Le premier versement de 10 milliards de dollars sera assuré via un prêt de Mizuho Bank et d’autres institutions financières.
Plus d'articles du même thème
-
Bridgepoint dépasse son objectif pour son fonds de prêt direct
Bridgepoint Direct Lending IV totalise 5,1 milliards d’euros dont 40 % ont déjà été investis, malgré les doutes qui planent encore sur le secteur de la dette privée. -
Ardian accompagne un éditeur de logiciel français via de la dette privée
Le financement accompagne un changement d'actionnariat dans la société Arche MC2. -
La nervosité des investisseurs à l'égard de l’IA grimpe d’un cran au cœur de l’été
Le secteur des semi-conducteurs s’est subitement envolé en Bourse en fin de semaine après s’être effondré lors des jours précédents. Des réactions extrêmes qui traduisent la fébrilité du marché quant aux perspectives de l’intelligence artificielle.
ETF à la Une
First Trust et Global X ETFs rejoignent la course aux ETF spatiaux
- La Société Générale affiche une forme olympique avant un nouveau plan à trois ans
- Les investisseurs troquent leurs carrés Hermès contre des sacs Gucci
- La Société Générale augmente sa cible de rentabilité et va racheter 1,5 milliard d'euros d'actions
- L’IA irrigue la croissance des entreprises du CAC 40
- Citadel vole au secours d'un concurrent mis au tapis par la correction de la tech
Contenu de nos partenaires
-
Résultats trimestriels de SpaceX : l'heure de vérité pour Elon Musk
SpaceX dévoile ses premiers résultats trimestriels en Bourse mardi soir, alors que sa valeur a dévissé de moitié en deux mois. Elon Musk devra rassurer face à une dette colossale et des ambitions galactiques -
Deux salles, deux ambiancesCrise de Ceuta : le Maroc au défi de sa réalité sociale
Le royaume multiplie les grands événements et projets d'infrastructure, projetant une image de pays émergent. Son incontestable développement économique reste cependant profondément inégalitaire -
EditoPrésidentielle 2027 et ingérences russes : l'école, premier rempart de la démocratie face aux deepfakes
Après les algorithmes et les réseaux sociaux, le scrutin de 2027 sera le premier à l’heure de l’IA générative. Même si les précédentes campagnes connurent leur lot d’intox et d’infox, pour celle-ci, il va falloir plus que jamais trier le vrai du faux, se méfier d’éléments d’informations avérés mais… manipulés