Omnicom juge «prudent» l’objectif d'économies avec Publicis
Trois mois après l’annonce du mariage surprise avec Publicis, John D. Wren, le PDG d’Omnicom, n’a pas perdu son sourire. Pour l’instant, le projet n’a encore rien rapporté. Il a même coûté 28,1 millions de dollars au groupe de publicité américain au troisième trimestre, notamment en frais de conseil. Mais une fois scellée, l’union devrait commencer à porter ses fruits, peut-être plus que prévu.
L’objectif de 500 millions de dollars d’économies annoncé en juillet est «modeste» et «prudent» a insisté hier John D. Wren, lors d’une conférence téléphonique avec les analystes financiers à l’occasion de l’annonce des comptes trimestriels. La direction d’Omnicom a rappelé que ce chiffre avait été élaboré à partir de mesures jugées «naturelles» et a laissé entendre que la base de coûts du groupe combiné (4 milliards de dollars de charges indirectes, plus 14 à 15 milliards de charges fixes, notamment salariales) ouvrait de larges perspectives d’économies en appliquant les meilleures pratiques de chacune des deux entreprises.
Les directions de Publicis et d’Omnicom doivent se réunir d’ici à la fin du mois afin de commencer à réfléchir sur les différentes étapes de l’intégration et de définir les opportunités à long terme que permettra le rapprochement. Quant au risque de pertes de client, le PDG d’Omnicom a assuré ne pas avoir «constaté de difficultés» à ce stade.
Le dossier de mariage est actuellement entre les mains de 16 autorités couvrant 46 pays. «Compte tenu du nombre d’autorité impliquées, il est difficile de prédire avec précision la date du feu vert final mais les choses avancent bien», a indiqué John D. Wren. Toutefois, il garde bon espoir de pouvoir boucler l’opération début 2014.
D’ici là, les deux sociétés doivent continuer à travailler de façon totalement indépendante. La publication, ce matin, du chiffre d’affaires trimestriel de Publicis permettra de comparer la trajectoire de croissance des deux groupes. Hier, Omnicom a annoncé une croissance organique de ses revenus de 4,1% au troisième trimestre. Les analystes de HSBC attendent une hausse de 3,8% de cet indicateur pour Publicis sur la même période.
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