Nvidia devient la deuxième capitalisation du monde, devant Apple
Le spécialiste des puces informatiques poursuit son incroyable parcours. Mercredi soir à Wall Street, l’action Nvidia a atteint un nouveau sommet, dépassant la barre des 3.000 milliards de dollars de capitalisation et dépassant Apple pour devenir la deuxième plus grande entreprise du monde en termes de valorisation boursière, derrière Microsoft.
Une dynamique qui pourrait en outre se poursuivre alors que l’entreprise s’apprête à diviser par dix la valeur nominale de son action, ce qui pourrait accroître son attrait pour les investisseurs individuels.
L’augmentation de la valeur de marché de Nvidia par rapport à celle d’Apple marque un changement dans la Silicon Valley, que l’entreprise cofondée par Steve Jobs domine depuis qu’elle a lancé l’iPhone en 2007.
L’action de Nvidia a augmenté de 5,2% le 5 juin pour terminer la journée à 1.224,40 dollars, ce qui valorise l’entreprise à 3.012 milliards de dollars. La capitalisation boursière d’Apple s'élève de son côté à 3.003 milliards de dollars, après une hausse de 0,8%. Microsoft, dont le siège se trouve à Redmond, dans l'État de Washington, garde la première place avec une valeur de 3.150 milliards de dollars, après une hausse de 1,9%.
L’effet IA
«Nvidia gagne de l’argent grâce à l’IA en ce moment, et des entreprises comme Apple et Meta dépensent pour l’IA», a déclaré Jake Dollarhide, directeur général de Longbow Asset Management.
Depuis le début de l’année, son titre s’envole de 147%, la demande pour ses processeurs haut de gamme dépassant largement l’offre, alors que Microsoft, Meta Platforms et Alphabet, propriétaire de Google, font la course pour développer leurs capacités informatiques en matière d’IA et dominer cette technologie émergente.
Alors que Nvidia profite d’une vague d’enthousiasme pour l’IA à Wall Street, Apple est par ailleurs aux prises avec une faible demande d’iPhones et une concurrence acharnée en Chine, le plus grand marché de smartphones au monde. Certains investisseurs considèrent en outre que le groupe à la pomme est à la traîne par rapport à d’autres poids lourds de la technologie qui s’empressent d’intégrer des fonctions d’IA dans leurs produits et services.
Grâce à une envolée de ses profits et malgré la flambée de son cours de Bourse, l’action Nvidia se négocie «seulement» 39 fois son bénéfice net attendu contre plus de 70 fois il y a un an, selon les données de LSEG.
(Avec Reuters)
A lire aussi : L'IA générative porte Nvidia au firmament
Plus d'articles du même thème
-
Les pays en développement ont beaucoup à gagner grâce à l'IA
La Banque mondiale présente dans un rapport une méthode vouée à tirer le meilleur bénéfice de l’intelligence artificielle pour stimuler le développement, tout en échappant aux effets de bord qui restent complexes à éliminer, y compris dans les pays développés. -
Anthropic et OpenAI rivalisent d’annonces avant leurs IPO
Ligne de crédit renouvelable de 15 milliards de dollars d’un côté, nouvel outil, GPT-6 Astra, aussi puissant qu’inquiétant de l’autre : avec leurs annonces impressionnantes, les deux stars de l’IA veulent épater les marchés et les investisseurs. -
Le fonds souverain norvégien propose de réduire son exposition aux emprunts d'Etat
Le gestionnaire du plus grand fonds souverain du monde recommande de revoir la composition de son indice obligataire et écarte tout plafond sur la détention de capital dans son portefeuille actions.
ETF à la Une
Pictet AM débauche un responsable ETF chez J.P. Morgan
- Banques françaises : ce que le coefficient d'exploitation ne mesure pas
- Le pétrole bondit de plus de 3% après l’attaque américaine contre l’île de Larak
- Swift accorde un répit aux banques sur les adresses structurées
- John Ternus relève le défi de s’imposer à la tête d’Apple
- Astrid Panosyan-Bouvet devient DRH d’Axa
Contenu de nos partenaires
-
Poutine ordonne l'arrêt des frappes sur Kiev pendant trois jours alors que les émissaires de Trump sont à Moscou
Jared Kushner et Steve Witkoff, les deux émissaires de Donald Trump, se trouvent actuellement à Moscou, samedi 5 septembre, où ils doivent rencontrer Vladimir Poutine. Ils seront le lendemain à Kiev, une première pour eux, pour un entretien avec Volodymyr Zelensky. La pause dans les frappes commence dans la nuit de ce samedi à dimanche -
Couteau dans le dosVolkswagen : pourquoi les salariés ont soutenu la suppression de 50 000 postes supplémentaires
Le principal syndicat du groupe automobile estime que l'accord laisse la porte ouverte à une poursuite d'activités ou une reprise des quatre usines menacées outre-Rhin -
La roue tourneDette américaine : le signal du fonds souverain norvégien à Donald Trump
Les investisseurs étrangers invoquent toutes sortes de raisons pour justifier une baisse de leur exposition à la dette publique américaine