Novasep change de PDG pour tenter de se donner une nouvelle impulsion
Au bord de la faillite en 2011, Novasep change de gouvernance dans le calme. Roger-Marc Nicoud, le PDG fondateur de la société spécialisée dans les principes actifs pharmaceutiques, devient président du conseil de surveillance. Il est remplacé par Patrick Glaser, dirigeant d’une des divisions du groupe.
«La société a restauré son bilan, gagné de nouveaux contrats et lancé 40 millions d’euros d’investissement. La stratégie est partagée par la direction et les actionnaires. C’est donc le bon moment de prendre un peu de distance», explique à L’Agefi, Roger-Marc Nicoud, à la tête de la société depuis 22 ans.
Selon le dirigeant, les tensions entre actionnaires et obligataires au moment de la recapitalisation ne sont pas à l’origine de son départ de la direction générale: «Il n’y a aucun cadavre dans les placards (sic). Le dédommagement dont j’ai bénéficié au moment de la recapitalisation a été intégralement réinvesti en bons de souscription d’actions».
Alors que le fonds Gilde, qui a depuis quitté le capital, a été dédommagé à hauteur de 9 millions, Roger-Marc Nicoud avait perçu un peu moins de 0,5 million. Sa prise de recul ne présage pas non plus, selon lui, une cession de l’entreprise.
Le Fonds stratégique d’investissement, qui a recapitalisé la société à hauteur de 30 millions d’euros, estime de son côté que «le développement futur de Novasep semble reposer sur les meilleures bases». Le gain d’un contrat pour le développement de nouvelles capacités de production de molécules anticancéreuses doit permettre de relancer l’activité. D’autres contrats devraient être prochainement annoncés dans la chimie fine.
Assainie, Novasep a absolument besoin d’un redémarrage de son activité pour amortir des charges difficilement compressibles après plusieurs plans d’économies. Au premier semestre 2012, le chiffre d’affaires a progressé de 5,6% à 158 millions d’euros mais son excédent brut d’exploitation est resté stable à 21,2 millions.
Selon les prévisions de la société, les revenus annuels devraient stagner par rapport à 2011, à environ 295 millions d’euros mais son Ebitda devait décliner de 10% à 15%, entre 32 et 34 millions d’euros. Des chiffres qui sont inférieurs aux projections établies en 2011 par E&Y lors d’un audit indépendant réalisé lors de la restructuration financière. Selon ce document, le chiffre d’affaires 2012 était attendu à 298 millions d’euros mais avec un Ebitda de 51 millions d’euros.
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