Novartis résistera à l’effet changes grâce à sa transformation
Une transformation prometteuse. Novartis anticipe une croissance d’environ 5% (à changes constants) de son chiffre d’affaires cette année, et une progression de son résultat opérationnel core proche de 9%. En 2014, le laboratoire suisse a affiché une hausse de 3% de ses ventes à 58 milliards de dollars, pour une hausse de 8% de son résultat opérationnel core à 14,6 milliards, soit une marge de 25,2%, en hausse de 50 points de base.
Ces objectifs sont d’autant plus ambitieux que Novartis, alors qu’il publie ses comptes en dollars, sera fortement affecté par le renforcement du billet vert et par la récente envolée de la devise helvétique. Si les taux moyens de mi-janvier perdurent sur l’ensemble de l’année, Novartis chiffre l’impact à -7 points sur le chiffre d’affaires et -12 points sur le résultat opérationnel core (dont -4 points au titre du franc suisse), son marché domestique représentant 13% de ses charges opérationnelles mais seulement 2% de son chiffre d’affaires. Le laboratoire réfléchit à réduire ses coûts en francs suisses, sans préciser pour le moment les domaines concernés. Novartis poursuivra aussi l’amélioration de sa politique d’approvisionnement. Après une économie de 1,6 milliard de dollars l’an dernier, il espère faire au moins autant cette année.
Novartis compte bien résister, grâce à son repositionnement réalisé l’an dernier, en cédant ses activités de vaccins à GSK (hormis les vaccins antigrippaux vendus à CSL pour 275 millions de dollars), de santé animale à Lilly pour 5,4 milliards de dollars, et de santé grand public (OTC), tout en rachetant les activités oncologiques de GSK. Joseph Jimenez, directeur général de Novartis, compte poursuivre des acquisitions entre 2 et 5 milliards de dollars.
Novartis, qui pâtira encore cette année de l’impact de la concurrence des génériques estimée à 2,5 milliards sur son chiffre d’affaires 2015 (après 2,4 milliards en 2014), mise sur ses nouveaux médicaments, futurs blockbusters, notamment Cosentyx dans le traitement du psoriasis, qui vient d’être homologué au Japon, aux Etats-Unis et en Europe, et LCZ696 pour l’insuffisance cardiaque, dont le feu vert américain est attendu cette année.
Le laboratoire, qui mise comme ses concurrents sur le potentiel des pays émergents, prévient toutefois que la croissance dans ces pays ralentira cette année, après une hausse des ventes 11% en 2014. Les émergents pèsent maitenant 26% de ses ventes.
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