Novartis profite provisoirement du retard de son concurrent Ranbaxy Laboratories
L’absence de feu vert des autorités pour le lancement d’un générique concurrent au Diovan a notamment permis au groupe pharmaceutique Novartis de faire quelque peu reluire ses résultats du deuxième trimestre. Aux Etats-Unis la mise sur le marché d’un générique concurrent du Diovan (médicament contre la pression artérielle dont le brevet a expiré en 2012) par l’indien Ranbaxy, fait en effet long feu. Cité par Reuters, un analyste de chez J.Safra Sarasin Bank a parlé de «bonne nouvelle» tout en faisant remarquer que le retard pris par la concurrence ne faisait que «reporter le problème sur 2014».
Globalement le numéro trois mondial du secteur peut se targuer au deuxième trimestre d’un chiffre d’affaires en hausse de 1% à 14,5 milliards de dollars (11 milliards d’euros), un montant légèrement au-dessus de l’estimation des analystes.
Les nouveaux produits représentent un tiers des ventes du groupe et Novartis met en avant la forte progression de son traitement contre la sclérose en plaques (Gilenya) dont les ventes ont crû de 65%, tandis que celles de son anticancéreux Afinitor pointent à + 76%. Ces nouveaux produits viennent compenser l’impact négatif des expirations de brevets.
Afin de relancer la machine, le groupe suisse compte aussi sur les marchés émergents ou en expansion, c’est-à-dire tous les marchés sauf les Etats-Unis, le Canada, l’Europe de l’Ouest, l’Australie, la Nouvelle Zélande et le Japon. A l’exclusion de ces derniers donc, la hausse du chiffre d’affaires net du groupe sur ces marchés spécifiques est de 11% au deuxième trimestre soit une contribution de 26% au chiffre d’affaires net.
En Chine, l’ensemble du portefeuille de Novartis fait ressortir un chiffre d’affaires en hausse de 25% au deuxième trimestre contre 23% au premier, soit une tendance apparemment favorable. Sur la Russie et la Corée du Sud la croissance est également à deux chiffres.
Novartis insiste sur le «maintien constant d’une forte capacité d’innovation» en soulignant le potentiel de nouvelles molécules, notamment dans le traitement du psoriasis ou encore dans l’insuffisance cardiaque aiguë.
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