Nord Stream 2 se rapproche de sa mise en service
La dernière section du gazoduc Nord Stream 2 a été soudée, a déclaré lundi son opérateur Gazprom. Les deux longs tronçons du tuyau peuvent maintenant être joints pour achever la liaison sous-marine de la Baltique.
L’opérateur a déclaré que son objectif était de mettre Nord Stream 2 en service d’ici la fin de l’année.
Ce projet de 11 milliards de dollars doublera la capacité d’exportation de gaz du russe Gazprom. Il a suscité une forte opposition des États-Unis, de l’Ukraine et d’autres pays opposés à ce que l’Europe accroisse sa dépendance aux importations d'énergie russe. Il est également considéré comme un moyen pour la Russie de ne pas acheminer le gaz vers l’Europe via l’Ukraine, privant ainsi Kiev de frais de transit. Des sanctions ont été imposées par les Etats-Unis contre des sociétés russes impliquées dans le projet.
Il reste encore des soudures terrestres à réaliser pour relier la section de la canalisation provenant de la côte allemande à celle provenant des eaux danoises.
Le gazoduc doit encore être certifié et approuvé pour être utilisé. La certification devrait prendre jusqu'à quatre mois, mais ne commencera qu’une fois toutes les formalités administratives terminées, ce qui implique des vérifications par le ministère allemand de l’Economie et Gazprom.
Nord Stream 2 pourra transporter 55 milliards de mètres cubes de gaz par an, soit suffisamment pour alimenter 26 millions de foyers.
Cinq sociétés européennes sont associées à Gazprom et ont apporté la moitié du financement : Uniper, Wintershall-Dea, Royal Dutch Shell, OMV et Engie.
Plus d'articles du même thème
-
CATL souhaite acquérir une meilleure maîtrise de sa chaîne de valeur
Le fabricant chinois de batteries électriques va créer une filiale qui englobera la recherche de ressources minérales, le traitement des minerais et la commercialisation de produits chimiques. -
Touché par la crise énergétique, le Royaume-Uni appelle à négocier la fin de la guerre en Iran
Alors que le FMI a annoncé une baisse de ses prévisions de croissance pour le Royaume-Uni, le pays a réuni une dizaine d'Etats pour exiger un règlement négocié du conflit et la réouverture du détroit d’Ormuz. -
La croissance mondiale pourrait être pire qu’attendue par le FMI
L’institution de Washington a revu en baisse ses prévisions de croissance pour 2026 en raison de la guerre en Iran, mais elle avertit qu’un enlisement du conflit les rendrait rapidement obsolètes. Avec un risque de ralentissement sévère dans le cas d’un pétrole durablement élevé.
ETF à la Une
UniCredit lance ses premiers ETF en partenariat avec BNP Paribas AM
- A la Société Générale, le nombre de banquiers millionnaires a baissé en 2025
- HSBC va revoir sa politique de télétravail en France d’ici l’été
- TotalEnergies annonce la couleur avant ses résultats trimestriels
- Lunettes connectées : le pari à haut risque d'EssilorLuxottica
- Macif veut continuer à faire sauter les cloisons de l’assurance
Contenu de nos partenaires
-
Retour vers le futurPrésidentielle 2027 : comment François Hollande joue sa carte
Trop impopulaire pour se représenter en 2017, l’ancien président socialiste peut-il réussir là où tous ses prédécesseurs ont échoué : revenir au pouvoir ? Les coulisses d’une improbable réhabilitation -
Témoin gênantL'impossible mission de la Finul au Liban
Un militaire français a été tué dans le sud du pays. Paris et l'ONU pointent du doigt le Hezbollah -
Le chaud et le froidUne délégation américaine au Pakistan pour reprendre les négociations avec l’Iran
Le fil très fin des négociations semble ne pas être rompu. En tout cas, si l’on en croit Donald Trump. Le président américain a annoncé hier qu’il envoyait une délégation au Pakistan aujourd’hui « pour des négociations ». Tout en maintenant son habituelle rhétorique de menaces de destructions écrasantes si un deal n’était pas trouvé.