NicOx trouve un partenaire pour le naproxcinod mais ne lève pas tous les doutes
NicOx reprend un peu espoir. L’annonce de la signature d’un accord entre la biopharmaceutique et l’espagnol Ferrer a entraîné un rebond de 8,01% du titre vendredi, avec près de 7% du capital échangé. Une bonne nouvelle pour NicOx qui est finalement parvenu à trouver un allié depuis la fin du partenariat avec AstraZeneca en 2003. Néanmoins, «Ferrer n’est pas un acteur majeur du traitement de la douleur (4% de ses ventes), note Bryan Garnier. Par conséquent nous pensons que NicOx aurait pu trouver un partenaire plus fort».
Cet accord confère à Ferrer une option de licence pour le naproxcinod dans le traitement de l’arthrose. Option «qui pourrait être exercée suite à l’approbation potentielle du naproxcinod en Europe». Or, cette autorisation de mise sur le marché est attendue d’ici mi-2011. D’ailleurs, NicOx prévient que cet accord «ne doit pas être interprété comme une quelconque indication quant à la probabilité ou la date prévisionnelle d’une approbation pour le naproxcinod en Europe». De plus l’option deviendrait caduque si ce feu vert était «significativement» différé ou subordonné à des études supplémentaires que NicOx ne souhaiterait pas conduire. Or, «nous pensons que l’avis sera négatif à la suite de la décision négative aux Etats-Unis», anticipe Aurel BGC, recommandant de vendre le titre. Egalement à la vente, Bryan Garnier valorise le groupe à 2 euros par action, représentant sa position de cash. Depuis un an, le titre a chuté de plus de 63% et NicOx ne capitalise plus que 171 millions d’euros. Ainsi, la participation du FSI de 5,5% ne vaut plus que 9 millions, alors qu’il avait investi 25 millions en novembre 2009 pour 5,1%.
En mai 2010, la FDA américaine avait un émis négatif sur le naproxcinod, avant de rejeter le dossier en juillet dernier. Néanmoins, le mois dernier, NicOx a annoncé son intention de faire appel de cette décision.
Dans l’hypothèse la plus optimiste, la cession des droits exclusifs de distribution du naproxcinod en Grèce et au Portugal, et des droits de co-commercialisation en Espagne et en Allemagne entraînerait au maximum un versement de 7 millions d’euros à NicOx, en fonction des étapes règlementaires et commerciales franchies. «Les sept millions d’euros que NicOx pourrait recevoir reflètent le faible potentiel du produit sur l’ensemble de ces quatre pays», constate Aurel BGC.
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