NicOx joue la carte de la restructuration pour rebondir
NicOx joue son va-tout. La société de biotechnologie a profité de la publication de ses résultats pour annoncer un plan de restructuration visant à diminuer sa consommation de trésorerie. Le management a également fait part de sa volonté de se focaliser sur la recherche de partenaires.
Sur les neuf premiers mois de l’année, NicOx reste dans le rouge avec une perte nette de 37,8 millions d’euros, en léger repli par rapport aux 39,9 millions de perte encaissés un an plus tôt. La forte hausse du chiffre d’affaires à 7,4 millions d’euros sur la période (contre 1,1 million un an plus tôt) provient du paiement initial de licence reçu de Bausch + Lomb au premier trimestre 2010, conformément à l’accord conclu en mars.
Les charges opérationnelles se montent à 41,4 millions d’euros (contre 45,7 millions d’euros en 2009), des dépenses qui restent «conséquentes» selon Aurel BGC. L’annulation des commandes de son anti-inflammatoire Naproxcinod consécutive à la réponse négative de la FDA reçue en juillet 2010 concernant sa commercialisation, a contraint la société à s’acquitter du paiement de 6,9 millions d’euros d’indemnités aux fournisseurs.
Suite à cette décision, NicOx mise beaucoup sur la décision de l’agence européenne des médicaments (EMEA) pour une potentielle commercialisation du médicament en Europe. Alors que les analystes ne valorisent désormais la biotech qu’à hauteur de son cash, soit autour de 2 euros par action pour Aurel BGC notamment, la publication en août d’une note d’analyste estimant le potentiel de chiffre d’affaires annuel du Naproxcinod à 200 millions d’euros en Europe, avait entraîné une hausse de 24,6% de l’action en séance à 2,63 euros.
Mais le groupe se fixe surtout comme objectif de réduire sa consommation de trésorerie d’un tiers d’ici fin 2011, «un bon signe» pour Aurel BGC qui fait cependant état d’un «avenir incertain». Fin septembre, la trésorerie s’élevait à 115,9 millions d’euros, contre 148,3 millions fin 2009. Afin d’atteindre ces objectifs stratégiques, NicOx a mis en place un plan de restructuration visant à fermer ses bureaux américains et à réduire de 50% ses effectifs en France. NicOx se dit également en recherche active d’opportunités appropriées de fusions-acquisitions et de nouvelles alliances sur les programmes existants.
Plus d'articles du même thème
-
Les ETF d’actions américaines signent un retour en force au deuxième trimestre
Avec 113 milliards de souscriptions nettes, le marché européen des ETF continue son expansion et dépasse 3.000 milliards d’euros d’encours à fin juin 2026. -
Le secteur de la banque privée aiguise les appétits en Espagne
Le rachat de 40 % de la banque privée espagnole Singular Bank par ING le 6 juillet illustre l'intensification de la bataille que se livrent les banques pour séduire les plus grandes fortunes. Les family offices sont devenus le nouveau terrain d’affrontement des banques domestiques. -
La nouvelle hausse du Livret A coûtera plus de 800 millions d’euros aux banques
Le gouvernement va augmenter le taux des livrets réglementés à partir d’août prochain en raison du regain d’inflation des derniers mois. Un mouvement qui ne fera pas les affaires des banques.
ETF à la Une
Schroders vise une dizaine d’ETF actifs d’ici la fin de l’année
- Le Crédit Agricole lancera une offre de trading crypto avant la fin de l'année
- CMA CGM se renforce dans la logistique du dernier kilomètre
- Kering se retrouve sous pression en Bourse avec la montée des doutes d'analystes
- Les actions coréennes approchent du bear market
- Christine Lagarde pourrait quitter la BCE plus tôt que prévu à cause de la présidentielle française
Contenu de nos partenaires
-
NumériqueEntreprise américaine, infrastructure européenne : le nouveau défi de la souveraineté des paiements
Christine Lagarde, présidente de la BCE, souligne « l’importance d’avoir les paiements numériques sous notre contrôle » -
La Fabrique de l'OpinionSécurité alimentaire : les fruits et légumes, au cœur des équilibres et déséquilibres du globe
« La production de fruits et légumes planétaire a triplé en cinquante ans. Au total, ce sont 3 150 milliards de kilogrammes par an qui sont récoltés ! A titre de comparaison, les grandes céréales que sont le blé, le maïs et le riz représentent ensemble 2 500 milliards de kilos... Qui dit sécurité alimentaire mondiale dit donc fruits et légumes», écrit Sébastien Abis -
Audace« Un grand bond en avant » : le plan de la Corée du Sud dans la course de l'IA
Refusant d'être les spectateurs de la prochaine révolution industrielle, l'Etat et les grandes entreprises du pays se sont entendus pour créer un pôle entièrement dédié à l'intelligence artificielle