NicOx joue la carte de la restructuration pour rebondir

Le groupe veut réduire d’un tiers sa consommation de trésorerie d’ici juin 2011 et recherche des opportunités de fusions-acquisitions
Patrick Aussannaire

NicOx joue son va-tout. La société de biotechnologie a profité de la publication de ses résultats pour annoncer un plan de restructuration visant à diminuer sa consommation de trésorerie. Le management a également fait part de sa volonté de se focaliser sur la recherche de partenaires.

Sur les neuf premiers mois de l’année, NicOx reste dans le rouge avec une perte nette de 37,8 millions d’euros, en léger repli par rapport aux 39,9 millions de perte encaissés un an plus tôt. La forte hausse du chiffre d’affaires à 7,4 millions d’euros sur la période (contre 1,1 million un an plus tôt) provient du paiement initial de licence reçu de Bausch + Lomb au premier trimestre 2010, conformément à l’accord conclu en mars.

Les charges opérationnelles se montent à 41,4 millions d’euros (contre 45,7 millions d’euros en 2009), des dépenses qui restent «conséquentes» selon Aurel BGC. L’annulation des commandes de son anti-inflammatoire Naproxcinod consécutive à la réponse négative de la FDA reçue en juillet 2010 concernant sa commercialisation, a contraint la société à s’acquitter du paiement de 6,9 millions d’euros d’indemnités aux fournisseurs.

Suite à cette décision, NicOx mise beaucoup sur la décision de l’agence européenne des médicaments (EMEA) pour une potentielle commercialisation du médicament en Europe. Alors que les analystes ne valorisent désormais la biotech qu’à hauteur de son cash, soit autour de 2 euros par action pour Aurel BGC notamment, la publication en août d’une note d’analyste estimant le potentiel de chiffre d’affaires annuel du Naproxcinod à 200 millions d’euros en Europe, avait entraîné une hausse de 24,6% de l’action en séance à 2,63 euros.

Mais le groupe se fixe surtout comme objectif de réduire sa consommation de trésorerie d’un tiers d’ici fin 2011, «un bon signe» pour Aurel BGC qui fait cependant état d’un «avenir incertain». Fin septembre, la trésorerie s’élevait à 115,9 millions d’euros, contre 148,3 millions fin 2009. Afin d’atteindre ces objectifs stratégiques, NicOx a mis en place un plan de restructuration visant à fermer ses bureaux américains et à réduire de 50% ses effectifs en France. NicOx se dit également en recherche active d’opportunités appropriées de fusions-acquisitions et de nouvelles alliances sur les programmes existants.

Un évènement L’AGEFI

Plus d'articles du même thème

ETF à la Une

Contenu de nos partenaires

A lire sur ...