Nexans va allonger la maturité de sa dette grâce à de nouvelles «Oceane»
Lors de la présentation de ses résultats annuels voici deux semaines, Nexans avait indiqué sa volonté de refinancer dans les meilleurs délais des «Oceane» (obligations à option de conversion et/ou d’échange en actions nouvelles ou existantes) remboursables en janvier 2013 pour 325 millions d’euros à échéance. Le fabricant de câbles est passé à l’acte en lançant hier une émission d’«Oceane» de maturité janvier 2019 avec un coupon annuel fixé à 2,5%. Son montant nominal maximal atteindra 275 millions d’euros, en cas d’exercice probable de l’option de sur-allocation consentie à HSBC et Société Générale CIB, chefs de file et teneurs de livre associés de cette opération.
La demande des investisseurs institutionnels a été environ 8 fois supérieure à l’offre. «Ceci témoigne du grand succès de cette première émission d’obligations convertibles de l’année en France», commente Cyril Revenu, responsable marchés primaires actions France chez HSBC. «Environ 35% du carnet d’ordres provient d’investisseurs britanniques, devant les Français (25%), les Suisses (15%) et les Allemands (10%)», ajoute-t-il. La prime d’émission atteint finalement 35% par rapport au cours de référence de l’action Nexans, dans le haut de la fourchette de 30-35% initialement proposée.
A l’issue de l’offre au public close le 24 février, la date d’émission et de règlement-livraison est prévue le 29 février. Le groupe chilien Madeco et le FSI, qui détiennent respectivement 19,9% et 5,6% du capital, ont annoncé qu’ils ne participeraient pas à cette émission. Celle-ci sera accompagnée d’un rachat des «Oceane» 2013 le 1er mars, qui nécessitera la construction d’un livre d’ordres inversé («reverse bookbuilding») et débouchera sur une annulation ultérieure de ces titres émis en juillet 2006 avec un coupon annuel de 1,5%.
La flexibilité financière de Nexans devrait être renforcée après cette double opération. Notée BB+ par S&P avec une perspective stable, la dette à moyen et long terme du groupe, constituée en quasi-totalité d’emprunts à taux fixe, représentait au 31 décembre dernier 78% d’une dette financière brute de 1,13 milliard d’euros. Le taux d’intérêt effectif moyen pondéré de cette dette à long terme s’élevait à 6,6% en 2011, stable d’une année sur l’autre.
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