Nexans compte renforcer sa compétitivité grâce à sa nouvelle organisation en Europe
Affichant pour l’année 2011 une marge d’exploitation courante de 5,6% et un chiffre d’affaires de 4,6 milliards d’euros en croissance organique de 6,5%, Nexans a légèrement dépassé les attentes du consensus. Mais en raison de la faible visibilité macroéconomique des pays développés, le fabricant de câbles juge prématuré de fournir un objectif de marge pour 2012. Le PDG Frédéric Vincent se veut néanmoins relativement optimiste en estimant qu’une croissance de 4 à 5% du chiffre d’affaires «ne serait pas déraisonnable».
Nexans devrait pouvoir tirer parti d’une implantation renforcée en Chine, avec une capacité de production doublée dans les câbles industriels et une prise de participation majoritaire en cours dans les câbles d’énergie. Interrogé par L’Agefi sur la nouvelle organisation des activités en Europe, le directeur financier Frédéric Michelland indique que la création de 4 lignes de marché à l’échelle européenne «a pour vocation notamment de favoriser une plus grande séparation entre la gestion de production et les fonctions commerciales». Ceci devrait permettre de «mieux répondre aux besoins de nos clients et de mieux équilibrer le plan de charge entre nos différents sites industriels dans cette zone qui génère la moitié de nos ventes».
La situation financière du groupe paraît solide. La hausse de l’endettement net à 222 millions d’euros (contre 144 millions un an plus tôt) s’explique par «des efforts d’investissements sur les segments de marché porteurs et la hausse du BFR en valeur absolue», résume le bureau d’analyse d’Aurel BGC. Le BFR reste néanmoins sous contrôle à 17% du chiffre d’affaires fin 2011 contre 18,4% à la fin du premier semestre et 16,5% au 31 décembre 2010. Le dividende proposé au titre de 2011 est par ailleurs stable à 1,10 euro par action.
Après le refinancement d’un crédit revolving à hauteur de 540 millions d’euros en septembre 2011, la prochaine échéance concerne une obligation convertible de 325 millions à maturité en janvier 2013. «Etant donné que les conditions d’une conversion en actions ne seront sans doute pas remplies, nous comptons refinancer une part significative de ce montant par l’émission d’un instrument financier de même nature, en nous laissant la possibilité de rembourser le solde sur notre trésorerie ou par le biais de la recherche de sources de financement alternatives», précise Frédéric Michelland.
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