News Corp déprécie ses actifs dans l'édition avant leur scission
Le groupe contrôlé par Rupert Murdoch va comptabiliser ce trimestre une charge d’au moins 1,2 milliard de dollars
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Antoine Duroyon
L’activité d'édition de News Corp continue de battre de l’aile. Le groupe new-yorkais a indiqué vendredi qu’il comptabiliserait au titre du trimestre en cours une charge brute de dépréciation estimée entre 1,2 milliard et 1,4 milliard de dollars. La faute à des anticipations de cash flow en baisse pour cette activité qui comprend le Wall Street Journal, le New York Post, HarperCollins, ainsi que des journaux australiens. Les pertes de la division ont atteint 1,89 milliard de dollars sur le dernier exercice fiscal, clos le 30 juin. Le groupe avait déjà passé des dépréciations d’actifs dans ce domaine en août 2012.
Secoué par l’affaire des écoutes téléphoniques, News Corp poursuit le chantier de la scission. Le conseil d’administration a donné son feu vert formel vendredi au schéma suivant : d’un côté, une société d'édition (qui gardera le nom de News Corp) et de l’autre, une société de cinéma et de télévision (baptisée 21st Century Fox). Cette scission doit être finalisée le 28 juin.
La famille Murdoch conservera la mainmise sur l’ensemble étant donné qu’après la scission, Rupert Murdoch sera président exécutif du nouveau News Corp et PDG de 21st Century Fox. Ses fils James et Lachlan siégeront au conseil des deux entités. Le conseil de 21st Century Fox accueillera en outre Delphine Arnault, directrice générale adjointe Christian Dior Couture. Celui de News Corp comptera notamment John Elkann, président de Fiat.
Pour parachever le tout, le conseil d’administration a mis en place pour un an une «pilule empoisonnée» destinée à dissuader toute volonté de prise de contrôle hostile. A chaque action des deux nouvelles sociétés sera attaché le droit d’acheter des titres avec une décote de 50%. Il pourra être déclenché si un nouvel investisseur monte à 15% du capital.
Enfin, les administrateurs ont approuvé un plan de rachat d’actions d’un montant de 500 millions de dollars pour l’activité d'édition. Le nouveau News Corp débutera avec une trésorerie en cash de 2,6 milliards de dollars. Privée de l’amortisseur que constituait l’activité de divertissement, l'édition pourrait être le théâtre d’une nouvelle phase de restructuration. L'éditeur du New York Post a ainsi ouvert un plan de départs volontaires dans l’espoir de réduire les effectifs de 10%.
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