Déjà adepte d’une approche multi-boutiques dans la gestion d’actifs, Natixis réplique cette stratégie au conseil en fusions et acquisitions. La filiale de BPCE annonce ce lundi non pas une, mais trois opérations financières : la prise d’une part minoritaire au capital du français Clipperton par le biais de Natixis Partners, l’achat de 51% de la boutique londonienne Fenchurch Advisory Partners, et l’entrée comme actionnaire majoritaire du sino-britannique Vermilion Partners. Le prix des trois transactions est tenu secret, mais leur impact cumulé sur le ratio de fonds propres durs (CET1) sera limité à 8 points de base.
Absent du conseil en M&A il y a cinq ans, Natixis avait acquis en 2015 Leonardo & Co (rebaptisé Natixis Partners) et l’espagnol 360 Corporate, puis l’américain PJ Solomon l’année suivante. L’an dernier, ses revenus dans ce métier ont atteint 140 millions d’euros. La banque s’est classée en 2017 au neuvième rang du palmarès de L’Agefi pour les transactions bouclées sur le marché français, et pointe même au troisième rang des conseils en M&A midcaps.
« Nous voulions nous assurer que le modèle multi-boutiques fonctionne, et c’est bien le cas. Il correspond à l’ADN de la banque d’affaires, qui est un métier d’hommes, et notre base de clientèle constitue le ciment de ce réseau », explique à L’Agefi Marc Vincent, responsable de la banque de grande clientèle de Natixis.
Les trois structures apportent avec elles une petite cinquantaine de banquiers conseils, portant à plus de 200 leur nombre chez Natixis. Fenchurch est un spécialiste de l’assurance, qui vient de conseiller Standard Life Aberdeen pour la vente de ses activités d’assurance à Phoenix. Vermilion Partners cible les transactions vers et depuis la Chine, tandis que Clipperton s’est centré sur le secteur des technologies.
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