Mirabaud ajoute le conseil M&A à ses activités françaises
Année après année, les ambitions françaises de Mirabaud s’accentuent. Après avoir lancé un fonds de capital-investissement dédié aux entreprises du patrimoine vivant sous l’égide de l’ex-ministre Renaud Dutreil, il y a trois ans, le groupe financier suisse revient à la charge en s’attaquant cette fois-ci au conseil M&A. Une première initiative avait été menée en Espagne, avec un certain succès. Pour réussir son pari dans l’Hexagone, Mirabaud a pour cela créé Mirabaud Advisors, une branche dédiée aux opérations small et mid-cap. La direction de cette activité a été confiée à Stéphane Benouaich, précédemment passé par Rothschild & Cie, BNP Paribas, DC Advisory et Oddo BHF (lire aussi en rubrique Nominations).
Le lancement de cette activité sur un marché tricolore du conseil en fusions-acquisitions hautement concurrentiel, en proie à une pandémie limitant les transactions, est assumé. «Nous voulons construire une plate-forme pour les entrepreneurs avec la capacité de les accompagner aussi bien en matière d’ingénierie patrimoniale que dans leur problématique de gestion privée ou d’opérations capitalistiques, le tout dans une logique de long terme. Nous voulons être leur ‘sparring partner’», explique Stéphane Benouaich. Rattachée à la ligne de métier Mirabaud Securities déjà active en Suisse, en Espagne et au Royaume-Uni, la nouvelle filiale cible en premier lieu les opérations dont la valorisation est comprise entre 50 et 250 millions d’euros, que ce soit dans le cadre de LBO, de levées de capitaux ou d’acquisitions corporates. L’accompagnement de grands groupes cotés ou non dans le cadre de cessions d’actifs est aussi au programme. «Nous ne nous interdisons pas de descendre parfois sous cette fourchette », précise le banquier.
L’équipe M&A est actuellement en cours de constitution et prévoit de s’articuler autour de plusieurs profils seniors et juniors. Pour assurer l’origination des deals, l’entité entend s’appuyer sur la toile tissée par le groupe, que ce soit en Suisse, en France ou dans le reste du monde. Mirabaud dispose de bureaux à Londres, Luxembourg, Madrid, Barcelone, Valence, Séville et Milan, ainsi qu’à Montréal, Dubaï, Abou Dhabi, Montevideo et Sao Paulo. «Nous avons aussi vocation à être un partenaire privilégié des fonds de private equity et holdings d’investissement pour générer des opportunités d’investissement et de build-up, et accompagner leurs processus de refinancement et de sortie», souligne Stéphane Benouaich – lequel avait notamment collaboré avec l’ancienne présidente d’Oddo Corporate Finance, Fatine Layt.
Plus d'articles du même thème
-
Les ambitions d'UniCredit concernant Commerzbank peinent à séduire
UniCredit a publié des résultats au-dessus des attentes et revendique un trimestre record. L’italienne détaille également son projet d’intégration de Commerzbank. Malgré tout, les investisseurs préfèrent prendre leurs bénéfices. -
Segro accepte de soutenir la dernière offre de rachat de Prologis
L’entreprise de logistique britannique a finalement accepté la quatrième offre de reprise de son concurrent américain Prologis pour 14 milliards de livres. -
Dassault Systèmes confirme l'acquisition d'ArisGlobal et ses ambitions annuelles
L'éditeur de logiciels a annoncé la reprise du groupe américain pour 1,8 milliard de dollars à l'occasion de la publication de ses comptes trimestriels. Les investisseurs apprécient.
ETF à la Une
T. Rowe Price lance un ETF multi-crypto à gestion active
- La BFI de Bred Banque Populaire veut tout avoir d’une grande
- Le secteur technologique donne des signes de craquements en Bourse
- Le rapport de la Commission sur la compétitivité bancaire peine à convaincre
- Les marchés se préparent à un discours ferme de la BCE
- Dassault Systèmes voudrait racheter l'américain ArisGlobal pour 2 milliards de dollars
Contenu de nos partenaires
-
L'art de perdre« Si on double le score d’Hidalgo, ce sera un exploit » : comment toute la gauche hors LFI a intégré sa défaite en 2027
Plus que la présidentielle, jugée perdue d’avance, ce sont les législatives, voire les régionales de 2028, qui préoccupent des formations de gauche et écologistes passées en mode survie -
Fin de sessionLFI : à l'Assemblée, la stratégie de la terre brûlée
A mesure que le RN s'associe au gouvernement, LFI se construit en adversaire résolu. Dans l'hémicycle, chaque défaite est pensée comme une victoire politique au service de la campagne de Jean-Luc Mélenchon -
EditorialMeurtre à Crépol : regarder en face le « racisme anti-blanc »
Il ne faut pas se laisser piéger par les communautaristes patentés qui prônent une hiérarchie dans la haine raciale, ni par la clique sociologisante qui réfute ce racisme appliqué aux Blancs au prétexte qu'il ne relèverait pas d'une oppression systémique