Microsoft n’a pas dit son dernier mot dans la guerre des technologies mobiles
Aux yeux d’un gérant interrogé par Reuters, il s’agit pour Microsoft d’écarter toute comparaison à un «dinosaure» et de montrer qu’il faut absolument compter avec lui dans le nouvel environnement des tablettes et des appareils mobiles. «Nous avons repensé Windows et avons redéfini l’industrie du PC dans son ensemble» a ainsi martelé hier le directeur général de Microsoft Steve Ballmar à l’occasion du lancement mondial à New York de Windows 8 et de la tablette numérique Surface, conçue en interne. Il n’en fallait pas moins sans doute pour faire montre d’autorité face à la concurrence, elle aussi dotée d’une forte actualité.
Ce matin même, le sud-coréen Samsung a ainsi publié un résultat trimestriel record et doublé en un an (+91% à 8.120 milliards de wons, ou 5,7 milliards d’euros). A la source de ce dynamisme, certes atténué par le tassement des ventes de puces, le succès tonitruant du smartphone Galaxy. Surtout, le principal client et concurrent de Samsung, Apple, est lui aussi sorti du bois, hier soir, avec des résultats annuels à fin septembre en nette hausse et pourtant décevants aux yeux d’analystes. Ces derniers, accoutumés aux exploits d’Apple, n’ont pu se satisfaire d’un chiffre d’affaires annuel en hausse de 45% à 156,5 milliards de dollars et d’un bénéfice net de 41,7 milliards, en hausse de 61%. Las, les ventes du quatrième trimestre ainsi que les prévisions pour celui en cours ont suscité la méfiance. Surles trois mois écoulés, Apple a vendu 26,9 millions d’iPhones et 14 millions d’iPad. Et pour le premier trimestre de l’exercice 2012/2013, Apple table sur un bénéfice par action voisin de 11,75 dollars et un chiffre d’affaires voisin de 52 milliards de dollars, là où le consensus Reuters vise respectivement 15,43 dollars et 55,02 milliards. La marque à la pomme, qui fait ainsi preuve d’une grande prudence, devrait pourtant bénéficier des ventes de l’iPhone 5 et de la version mini de la tablette iPad, qui sera commercialisée le 2 novembre. Ce qui tombe mal à l’annonce des prévisions pour la saison cruciale des fêtes de fin d’année. Apple envisage une hausse de ses coûts signe que la course aux nouveautés bat son plein dans un environnement concurrentiel plus que jamais en constante évolution.
En Bourse, Apple mène la danse depuis belle lurette. Première capitalisation au monde depuis cet été, le groupe à la pomme vaut désormais selon Wall Street deux fois plus que le géant historique du logiciel.
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