Metro alimente les attentes sur l'évolution de son périmètre
Metro entend «camper sur ses positions dans un environnement difficile». Face à un consommateur tétanisé par «la crise de la dette souveraine, des taux de chômage élevés et des programmes d’austérité dans de nombreux pays européens», le distributeur allemand n’entrevoit pas d’amélioration sensible de la conjoncture économique avant l’an prochain. Un exercice 2013 où chiffre d’affaires et résultats devraient progresser, selon Metro, qui ramènera du 31 décembre au 30 septembre l’échéance fiscale annuelle afin d’offrir davantage de lisibilité sur la période des fêtes de fin d’année.
Pour 2012 en revanche, les ventes sont attendues en hausse sur fond d’effort sur les prix tandis que les résultats devraient être stables du fait des coûts de développement. Misant sur une timide progression de 0,2% des ventes en 2012, Oddo souligne qu’il s’agira d’une « nouvelle année sans croissance».
Ces perspectives peu encourageantes ont été annoncées hier à l’occasion de la publication de résultats 2011 en repli. Le dividende est proposé stable à 1,35 euro par action après que Metro a publié une baisse de 0,8% du chiffre d’affaires annuel, à 66,7 milliards d’euros (-1% en Allemagne à 25,9 milliards), ainsi qu’un repli de 1,8% du résultat opérationnel ajusté à 2,37 milliards.
En dépit de cet horizon encombré, le président du directoire Olaf Koch, entré en fonction début 2012, a de nouveau fait sensation. En annonçant reprendre en main la direction opérationnelle de la chaîne d’hypermarchés Real, le dirigeant a relancé les attentes de la communauté financière quant à une cession, deux mois après que le groupe a reporté sine die la vente de Kaufhof. Olaf Koch a récemment confirmé que le groupe n’était pas pressé concernant ces grands magasins. Chez Real, il remplacera Joël Saveuse, qui quittera le groupe dès le 31 mars après avoir visé fin 2011 la direction du groupe.
Le devenir de Real semble d’autant plus clair que Metro entend mettre l’accent stratégique sur la croissance des ventes de ses principales enseignes, celle de distribution en gros Cash & Carry et celle de produits électroniques Media-Saturn. Pour Raymond James, ces évolutions du périmètre devraient constituer l’unique source d’intérêt des observateurs au cours des prochains mois.
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