Meta s’offre la start-up d’IA d’origine chinoise Manus
Meta a annoncé lundi l’acquisition de Manus, une startup d’intelligence artificielle d’origine chinoise, alors que la maison mère de Facebook et Instagram accélère ses efforts pour intégrer l’IA avancée au sein de ses plateformes.
Les conditions financières de la transaction n’ont pas été divulguées, mais une source proche du dossier a indiqué à Reuters que l’opération valorise la société basée à Singapour entre 2 et 3 milliards de dollars. Manus n’a pas répondu immédiatement à une demande de commentaire.
Autrefois saluée comme le futur «DeepSeek», Manus est devenue virale en début d’année sur X après avoir lancé ce qu’elle présente comme le premier agent d’IA généraliste au monde. Cet agent est capable de prendre des décisions et d’exécuter des tâches de manière autonome, nécessitant beaucoup moins d’instructions (prompts) que les agents conversationnels classiques.
Pékin a depuis manifesté son intérêt pour soutenir Manus, qui affirme que les performances de son agent surpassent celles de DeepResearch d’OpenAI. L’entreprise dispose également d’un partenariat stratégique avec Alibaba pour collaborer sur leurs modèles d’IA respectifs.
Meta a précisé qu’elle exploiterait et commercialiserait le service Manus, tout en l’intégrant à ses produits grand public et professionnels, notamment au sein de Meta AI.
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Basée à Singapour
Les géants de la technologie redoublent d’investissements dans l’IA via des acquisitions stratégiques et des recrutements de talents pour faire face à une concurrence féroce. Plus tôt cette année, le propriétaire de Facebook a investi dans Scale AI, une opération valorisant la startup d'étiquetage de données à 29 milliards de dollars, intégrant au passage son PDG de 28 ans, Alexandr Wang.
Manus, soutenue par sa société mère Beijing Butterfly Effect Technology, a levé 75 millions de dollars cette année sur la base d’une valorisation d’environ 500 millions de dollars, a confirmé la source, corroborant des informations de presse antérieures. Le fonds de capital-risque américain Benchmark a mené ce tour de table.
Selon les données de PitchBook, ses investisseurs comptent également HSG (anciennement Sequoia Capital China), ZhenFund et le géant chinois de l’internet Tencent Holdings.
Manus fait partie d’une vague d’entreprises chinoises ayant choisi de se domicilier à Singapour ces dernières années. Elles parient sur le fait qu’une installation dans la cité-état commerciale réduira les risques de perturbation de leurs activités liés aux tensions géopolitiques entre la Chine et les États-Unis.
(Avec Reuters)
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