Endeavor, l'organisateur du championnat d'arts martiaux mixtes, s'empare de l’américain WWE, l'organisateur de matchs de catch.
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Photo Claudio Scott/Pixabay
Le sens du spectacle et de la démesure. Opposer les spectacles de catch et les arts martiaux mixtes n’aura bientôt plus de sens. Du moins du point de vue de leur promoteur-organisateur. L’américain World Wrestling Entertainment (WWE), société spécialisée dans l’organisation de matchs de catch, s’apprête à fusionner avec Endeavor, l’organisateur du championnat d’arts martiaux mixtes Ultimate Fighting Championship (UFC) pour former un nouveau poids lourd du divertissement, coté à Wall Street.
L’opération, réalisée par échanges de titres, prend la couleur d’un mariage entre égaux. Endeavor offre 106 dollars par action WWE, soit une prime de 16% sur le dernier cours avant l’annonce. Ses propres actionnaires seront majoritaires au sein du nouvel ensemble. Ils disposeront d’une participation de 51% dans l’entité quand ceux de WWE contrôleront les 49% restants. Cette clé de répartition valorise Endeavor - et son principal actif l’UFC - pas moins de 12,1 milliards de dollars de valeur d’entreprise contre 9,3 milliards de dollars pour WWE. Soit plus de 21 milliards de dollars pour l’ensemble combiné qui affiche un chiffre d’affaires pro forma de 2,4 milliards de dollars.
Si le nom du futur groupe n’est pas encore fixé, celui de son symbole boursier est en revanche d’ores et déjà dévoilé, avec le code mnémo «TKO». Tout un programme.
«Il s’agit d’une opportunité unique de réunir deux grandes sociétés ‘pure-play’ du sport et du divertissement», explique Ari Emanuel, le directeur général d’Endeavor, à l’occasion d’un échange avec les investisseurs, décrivant l’accord comme une «étape de transformation» pour la société qu’il dirige.
Endeavor n’a rien d’une entreprise novice dans le domaine du spectacle et de l’exclusivité. Spécialisée à l’origine dans la gestion des droits d’artistes et de sportifs, l’ex-William Morris Agency, rebaptisée en 2017, avait mis la main sur l’Ultimate Fighting Championship dès 2016 pour quelque 4 milliards de dollars.
En quelques années, pas moins d’une vingtaine d’acquisitions sont ainsi venues refaçonner le profil du groupe avec des opérations aussi éclectiques que l’achat de courses hippiques, de compétitions d'équitation ou de combats tauromachiques, des défilés de mode. D’autres formats, plus classiques comme des championnats de tennis tels que l’Open de Miami ou celui de Madrid, tiennent leur place dans le portefeuille d’actifs du groupe.
A l’heure où la course au contenu sportif exclusif entre plateformes et groupes audiovisuels se monnaye à coups de centaines de millions, voire de milliards, de dollars, afin de s’arroger l’exclusivité des droits audiovisuels en direct, le dirigeant entend miser sur ses recettes éprouvées. Outre une meilleure efficacité opérationnelle, il recherchera de nouveaux accords de distribution audiovisuelle et des accords de licence, notamment en vue de faciliter l’offre de paris en ligne. L’opération devrait être bouclée au second semestre 2023.
Le site de vente en ligne invoque des doutes sur le financement de l'opération. Ryan Cohen, PDG de GameStop, n'exclut pas de passer en force en s'adressant directement aux actionnaires d'eBay.
L'opération, valorisée 335 millions d'euros, découle de l'acquisition de Just Eat Takeaway par le groupe néerlandais. Elle renforce également la position d'Aspex à quelques semaines de la prochaine assemblée générale.
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