LVMH met la bague au doigt de Tiffany à un prix abaissé
Le groupe de luxe LVMH et le joaillier Tiffany ont annoncé jeudi avoir conclu un accord révisant les termes du contrat de fusion conclu en novembre 2019, confirmant des informations précédemment rapportées par le Wall Street Journal.
« Aux termes de cet accord, le prix d’offre a été diminué et est désormais de 131,50 dollars par action et la certitude de réalisation de l’opération a été renforcée », ont annoncé les deux entreprises dans un communiqué. Le précédent prix avait été fixé à 135 dollars par action. Les autres principes contenus dans le contrat de fusion («Merger Agreement») demeurent inchangés.
« Cet accord met un terme à l’ensemble des actions judiciaires opposant devant la Cour du Delaware LVMH et Tiffany », ont par ailleurs indiqué les deux sociétés.
Tiffany avait attaqué LVMH en justice mi-septembre, estimant que le groupe français avait injustement renoncé au projet de rachat initial.
En réaction à cette annonce, le titre LVMH gagne 1,1% à 406,55 euros vers 9h45, soit plus que le CAC 40 qui s’adjuge 0,3% dans le même temps.
Ce nouveau contrat de mariage prévoit également que le « versement du dividende trimestriel - d’un montant de 0,58 dollar par action - annoncé pour le 19 novembre 2020, sera décidé et mis en paiement par Tiffany », précisent les deux groupes.
Les deux sociétés anticipent que la finalisation de l’opération devrait intervenir début 2021, « sous réserve de l’approbation des actionnaires de Tiffany et des conditions suspensives habituelles ».
Tiffany a accepté d'être racheté par LVMH à la fin de l’année dernière dans le cadre d’une transaction de près de 16,2 milliards de dollars. Cette opération représenterait la plus grosse acquisition jamais réalisée par LVMH.
En septembre, le groupe LVMH a annoncé qu’il renonçait à l’opération, invoquant les différends commerciaux entre la France et l’administration Trump. Beaucoup d’observateurs ont alors interprété cette décision comme une manoeuvre visant à faire baisser le prix de l’acquisition.
Tiffany a déclaré que cet argument constituait un prétexte pour se rétracter après que la pandémie de coronavirus a bouleversé l’industrie de luxe. Le joaillier américain a engagé des poursuites contre LVMH devant un tribunal du Delaware pour faire respecter l’accord.
Cette action a incité LVMH à contre-attaquer, arguant que l’activité du bijoutier américain avait été si durement affectée pendant la pandémie que leur accord de rachat n'était plus valable. Les deux parties devaient passer en jugement au début janvier.
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