Lion Capital fait monter la pression sur American Apparel
Le conseil d’administration et la direction d’American Apparel sont un peu plus cernés. Déjà sollicité pour examiner une offre de rachat de la part d’Irving Place Capital et de Dov Charney, fondateur et ancien directeur général de la chaîne de prêt-à-porter, le groupe de Los Angeles doit maintenant répondre à la pression de Lion Capital.
Actionnaire de 2009 à 2013, le fonds britannique spécialisé dans la distribution est aujourd’hui créancier d’American Apparel. Il appelle la direction du groupe à constituer un comité spécial afin d’examiner différentes options stratégiques, dont celle d’une vente pure et simple, selon une lettre adressée ce week-end et révélée par le Wall Street Journal. Et pour mieux faire entendre sa voix, Lion Capital va demander la nomination au conseil d’administration d’American Apparel d’un de ses associés-fondateurs, Lyndon Lea. Le fonds britannique dispose déjà d’un représentant au conseil. Ses titres lui permettraient, en cas d’exercice de leur option de conversion, de détenir jusqu’à 12% du capital du distributeur. Premier créancier, Standard General, dont une partie des titres est garantie par les actions de Dov Charney, toujours à la tête de 43% du capital d’American Apparel, ne s’est pas publiquement exprimé jusqu’à présent.
Le conseil d’American Apparel n’a pas fait de commentaires sur la lettre de Lion Capital. Mais selon Bloomberg, il serait peu disposé à mettre sur pied un comité ad hoc chargé d’examiner d’éventuelles offres de reprise sachant que jusqu’à présent seul Irving Place Capital et Dov Charney, limogé de sa société mi-décembre, se sont dits intéressés. La banque Moelis & Co a toutefois été mandatée par la société, indique le Wall Street Journal.
La première approche d’Irving Place Capital a été jugée insuffisante par le conseil. Celle-ci avait été formulée à un prix compris entre 1,30 et 1,40 dollar par action, soit une valorisation de 226 à 243 millions de dollars. Pour «s’assurer que tous les actionnaires d’American Apparel soient traités équitablement», selon les termes de la direction, le conseil d’administration a adopté pour un an un nouveau mécanisme de défense contre toute offre non sollicitée. Il permet d’émettre de nouvelles actions si un actionnaire jugé hostile venait à acquérir sur le marché plus de 10% du capital.
Plus d'articles du même thème
-
La caisse de retraite de l’Eglise allemande nomme une nouvelle directrice financière
Actuelle directrice financière du groupe E.ON, elle pilotera également les investissements de la caisse de retraite complémentaire de l'Eglise du Verband der Diözesen Deutschlands. -
Audi s'apprête à construire sa première usine aux Etats-Unis
La marque haut de gamme du groupe Volkswagen a prévu d’investir 4 milliards de dollars en vue de produire jusqu’à 200.000 véhicules par an à partir de 2030. -
La BCE se dirige vers un statu quo sur fond d'envolée des spreads
D’un côté, la croissance résiste et l’inflation énergétique augmente. De l’autre, la hausse des taux longs prend le relais de la Banque centrale européenne dans le resserrement des conditions financières. L’institution devrait rester l'arme au pied jeudi, sans proposer d’intervenir sur les taux français.
ETF à la Une
Amundi commercialise ses premiers ETF actions gérés activement
- Une panne de Google Cloud a paralysé Revolut et d'autres banques plusieurs heures
- La Société Générale rend 54 salariés de sa filiale titres à UniCredit en Italie
- Le diable se cache dans les détails, Safran l'apprend à ses dépens
- Les OAT décrochent après les troubles en France
- Banquiers et assureurs activent les mesures d’urgence post-mouvements sociaux
Contenu de nos partenaires
-
EruptifEmmanuel Macron et Sébastien Lecornu face aux crises : comment trouver la sortie ?
Emmanuel Macron et Sébastien Lecornu doivent répondre aux revendications des lycéens et des syndicats alors que les violences peuvent à nouveau enflammer la France -
CitadelleA Orléans, le récit de « civilité » de Marine Le Pen et du RN à l’épreuve des tensions
Marine Le Pen a placé son lancement de campagne sous le signe de la « civilité », promettant concorde et apaisement. Mais les incidents se sont multipliés à Orléans -
EditoY a-t-il encore une place pour le camp des raisonnables ?
L'ignoble attentat raciste de Trappes a donné un tragique prolongement aux haines qui prospèrent dans une France polarisée et à bout de nerfs.