L’international continue de tirer la croissance organique de Casino
Le géant français de la distribution a fait part hier d’une activité meilleure qu’attendu au titre du trimestre écoulé. Cela sur fond d’un dynamisme international et d’une nouvelle amélioration au sein de ses hypermarchés Géant, qui récoltent les fruits des baisses massives de prix opérées pour regagner des parts de marché perdues en France.
Le chiffre d’affaires du groupe a ainsi atteint 11,93 milliards d’euros au deuxième trimestre, un chiffre supérieur aux 11,8 milliards attendus par le consensus Thomson Reuters I/B/E/S. Les ventes signent une croissance organique, hors essence et effets calendaires, de 6,5%, après 6,6% au premier trimestre. Impacté néanmoins par des effets de changes défavorables liés à la baisse des devises d’Amérique latine et du baht thaïlandais, le chiffre d’affaires recule de 1,3% en données publiées.
Casino se targue notamment d’une croissance organique de 10,9% à l’international, où les ventes se sont élevées sur trois mois à 7,09 milliards d’euros, soit 59% du total. Au Brésil, où Casino contrôle désormais le numéro un local Grupo Pao de Açucar (GPA), la croissance organique s’est élevée à 12,7%. Le groupe dit toutefois se préparer à un environnement plus difficile dans le pays, dont la croissance économique ralentit. «On ne peut pas dire qu’il n’existe pas de risque de décélération au Brésil. Il faut se préparer et avoir la meilleure exécution possible», a souligné le directeur financier Antoine Giscard d’Estaing.
En France, dans un environnement qualifié de «toujours difficile», Casino affiche un redressement, avec des ventes en repli organique de 0,2% contre une baisse de 1,8% au premier trimestre 2014, particulièrement grâce aux hypermarchés Géant, qui représentent un quart de l’activité dans l’Hexagone. Leurs ventes ont progressé de 1,1% à données comparables après une stabilisation (+0,1%) au premier trimestre.
En revanche, les autres enseignes, qui ont entamé plus tardivement leurs baisses de prix, restent à la peine, avec des baisses de 2,1% pour les supermarchés Franprix et de 8,6% pour Leader Price.
Interrogé sur le consensus des analystes concernant le résultat opérationnel du groupe pour 2014, Antoine Giscard d’Estaing s’est «à l’aise» avec la prévision moyenne d’un Ebit de 2,4 milliard d’euros, stable par rapport à celui de 2,36 milliards engrangé en 2013.
Plus d'articles du même thème
-
Coupe du monde: ces entreprises cotées à surveiller
La Coupe du monde de football débute jeudi, et les investisseurs seront à l'affût d'éventuelles bonnes surprises pour leurs portefeuilles d'entreprises américaines. -
PARTENARIAT« La volonté de souveraineté des Etats estompe les avantages compétitifs des multinationales »
Interview de Jacques-André Nadal, Directeur général délégué en charge des gestions de Covéa Finance. -
SFR, 20 milliards d’euros et d'incertitudes
L'accord de Bouygues Telecom, Orange et Iliad pour racheter leur rival soulève des questions inédites avec un calendrier très étalé dans le temps, une valorisation élevée de la cible, des conséquences redoutées pour les consommateurs, sans oublier le flou sur le sort des 8.000 salariés de l'opérateur.
Sujets d'actualité
ETF à la Une
WisdomTree rejoint la course aux ETF spatiaux en Europe
- L'extravagante valorisation de SpaceX suscite le vertige
- Les banques affûtent leur stratégie de conquête dans l’immobilier
- Airbus se dirige vers un deuxième trimestre réjouissant
- La stratégie d'investissement de détail européenne provoque une poussée de fièvre côté français
- BNP Paribas Fortis, déjà numéro un, veut se dépasser en Belgique
Contenu de nos partenaires
-
RéarmementLa France compte 80 ogives nucléaires de plus, voici pourquoi
Le nombre d’armes atomiques est appelé à repartir à la hausse, souligne l’institut suédois Sipri, après des années de baisse structurelle portée par la Russie et les Etats-Unis -
Montagnes russesCette erreur de diagnostic qui a plombé toute réforme des retraites sous Macron
En 2016, le Conseil d'orientation des retraites publie un rapport rassurant sur l'état financier du système. Un rapport trop optimiste qui a nourri la défiance -
Jean-Hervé Lorenzi : « Notre grand problème, c’est le choc démographique à venir »
Le président des Rencontres Economiques d'Aix-en-Provence juge que le vieillissement de la population coûtera entre 30 et 50 milliards d’euros par an d’ici trois à quatre ans. Pour la fin 2026, il table sur une croissance nulle, avec une inflation de l'ordre de 2 à 3 %