L’information sur les facteurs de risques des entreprises laisse encore à désirer

Seulement 40% des grandes entreprises françaises cotées ont fourni une information financière et comptable satisfaisante en 2011, juge l’AMF
Yves-Marc Le Reour

Les entreprises françaises cotées doivent faire des efforts particuliers en matière de risques liés au traitement de l’information financière. C’est l’un des principaux constats de l’étude annuelle réalisée par l’AMF à partir des rapports des émetteurs français cotés sur le compartiment A d’Euronext Paris, hors banque et assurance. L’analyse a été complétée par un questionnaire auquel ont répondu les deux tiers de ces 106 entreprises.

Bien que 96% de l’ensemble de l’échantillon fournisse une description des risques relatifs à l’élaboration et au traitement de l’information financière et comptable, l’autorité a jugé cette information «satisfaisante» dans seulement 40% des cas et perfectible dans 56% des cas. De plus, «50% des émetteurs n’ont donné aucune description de leurs procédures de gestion des risques opérationnels» et 36% d’entre eux se dispensent même d’énumérer ces risques dans leur rapport, relève l’AMF.

La gestion des risques applicables aux relations entre une société mère et ses filiales laisse également à désirer, puisque aucun émetteur ne précise si les exclusions de périmètre du dispositif de contrôle interne font l’objet d’un suivi spécifique. Dans le cas d’intégration de nouvelles entités, 19% des émetteurs ayant répondu au questionnaire mentionnent un délai de déploiement de ce dispositif «inférieur à un an» et 43% un délai compris «entre un et deux ans».

Un tiers des émetteurs n’effectue aucun lien entre la rubrique «facteurs de risques» du document de référence et le rapport du président. L’information sur les démarches d’amélioration des procédures est présente dans 36% des rapports analysés, avec un horizon de temps indiqué dans 30% des cas. Mais seulement 3% des émetteurs «indiquent le délai moyen de mise en œuvre, par les équipes opérationnelles, des plans d’actions établis à la suite de demandes du management ou de l’audit interne».

Enfin, 68% des répondants (soit 45 sociétés) estiment qu’il existe un risque important de déconnexion entre le reporting comptable imposé par les normes IFRS et la communication financière, tandis que 83% d’entre eux soulignent avoir donné au comité d’audit une information sur les effets futurs des normes IFRS, afin de «mieux en cerner les conséquences potentielles sur leurs états financiers».

Un évènement L’AGEFI

Plus d'articles du même thème

ETF à la Une

Contenu de nos partenaires

A lire sur ...