L’industrie électrique lance un fonds d’investissement à ancrage territorial
Les PME/ETI du secteur électrique et électronique vont pouvoir s’appuyer sur un fonds d’investissement visant à faire converger «les horizons industriels et financiers». Initialement doté de 35 millions d’euros, le Fimieec (fonds d’investissement pour la modernisation de l’industrie électrique, électronique et de communication) associe des organisations professionnelles au premier rang desquelles figurent la Fieec (Fédération des industries électriques, électroniques et de communication) et l’UIMM (Union des Industries et des Métiers de la Métallurgie), des partenaires publics (Caisse des Dépôts par le biais de CDC Entreprises pour le compte du FSI) et des banques privées mutualistes (16 caisses régionales du Crédit Agricole et 14 banques régionales du groupe BPCE).
Ce FCPR (fonds commun de placement à risques) voit le jour alors que le président de la Fieec, Pierre Gattaz, a souligné hier que le financement des PME en France reste «toujours problématique». Il a également insisté sur l’ancrage territorial du Fimieec qui prendra des participations minoritaires en fonds propres «allant de 300.000 euros à quelques millions d’euros». Déjà opérationnel, il va privilégier l’investissement en capital-développement et sera géré par la société InnovaFonds. Celle-ci est présidée par Jean-Michel Gliner, fondateur de la SSII Silicomp rachetée par France Télécom en 2007.
Les dossiers arrivant par le canal des syndicats professionnels seront expertisés par des personnalités qualifiées, puis soumis à un comité consultatif de 5 personnes représentant les principaux investisseurs, afin d’éclairer la décision de la société de gestion. Si le seuil minimal de rentabilité («hurdle rate») d’un investissement a été fixé à 6,5%, ce fonds «plus patient que d’autres» permettra à des projets viables à moyen et long terme de trouver les moyens de se développer. L’objectif est de porter d’ici 5 ans la taille du Fimieec à plus de 70 millions d’euros, répartis sur 20 à 30 participations.
Le ministre de l’industrie Eric Besson a rappelé le rôle «transversal et stratégique» des industries électriques et électroniques qui représentent 400.000 emplois et 96 milliards d’euros de chiffre d’affaires. Relevant l’absence actuelle de grands groupes industriels français au capital de ce nouveau fonds, il souhaite que ceux-ci puissent y entrer «dans une phase ultérieure».
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