L’horizon du marché des IPO devrait profiter d’une embellie en fin d’année
L’Asie sourit, l’Europe pleure. Alors que l’activité du marché des introductions en Bourse en Orient est restée soutenue ces derniers mois, le Vieux Continent continue de faire grise mine, comme le détaille une étude d’Ernst & Young. Il ne faut pourtant désespérer de rien, certains signaux indiquant déjà une meilleure fortune pour les volumes d’IPO à travers la planète au quatrième trimestre ou début 2013. Sous réserve d’une meilleure orientation des marchés, avec moins de volatilité.
Signe clair de la frilosité des investisseurs qui incite les émetteurs à revoir leur copie, Ernst & Young souligne, qu’en nombre d’opérations, les reports ou retraits d’IPO représentent cette année, au 20 septembre, 29% des opérations effectivement menées à terme. Un plus haut depuis dix ans en excluant une année 2008 pour laquelle ce ratio avait atteint 40% (il était de 18% et 23% en 2010 et 2011). Au troisième trimestre, l’étude relève 4 reports et 40 retraits dans le monde, dont 21 IPO avortées rien qu’aux Etats-Unis.
L’activité mondiale a ainsi «continué à baisser » au cours des derniers mois, les 24,1 milliards de capitaux levés par le biais de 165 IPO représentant une chute de 46% par rapport au trimestre précédent et de 16% face au troisième trimestre 2011. Encore, l’IPO de 8,5 milliards de Japan Airlines ce mois-ci a-t-elle permis de sauver les meubles, les montants levés en Asie représentant 76% du total, contre 2% pour l’Europe.
Ce retour en Bourse gagnant de la part de la compagnie aérienne nippone pourrait bien initier un renouveau. «Notre confiance grandit quant à un retour sensible de la confiance des investisseurs au cours du prochain trimestre», assure Franck Sebag, associé chez Ernst & Young. Certes, l’assureur allemand Talanx a fait part de son souhait d’IPO après y avoir renoncé, RBS va introduire Direct Line en Bourse, et la banque privée suisse EFG International entend placer des titres de sa filiale de produits structurés.
Hier encore, Santander a récolté 4 milliards de dollars en cédant un quart du capital de sa filiale mexicaine, concrétisant l’une des plus importantes opérations de l’année. Franck Sebag mise sur la poursuite du dynamisme asiatique, la région regorgeant plus que toute autre de sociétés en quête de capitaux et n’attendant que l’ouverture d’une fenêtre d’opportunité sur les marchés. Deux cents dossiers seraient en cours d’élaboration en Asie.
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