L’Etat français récolte 2,6 milliards d’euros pour l’attribution des nouvelles licences 4G

L’Arcep a annoncé l’attribution des licences à SFR, Bouygues Telecom et Orange. Ecarté, Free estime que l’« argent a fait la différence »
la rédaction

Le régulateur français des télécoms, l’Arcep, a annoncé l’attribution, moyennant 2,64 milliards d’euros, d’une deuxième série de licences de téléphonie mobile de quatrième génération (4G) à SFR, Orange et Bouygues Telecom. Ainsi, contrairement aux enchères précédentes, la candidature de Free Mobile, filiale d’Iliad, n’a pas été retenue. L’opérateur, qui devrait commencer son activité en début d’année prochaine, bénéficiera tout de même d’un droit d’itinérance auprès de SFR.

Les pouvoirs publics recueillent ainsi nettement plus que le prix de réserve fixé à 1,8 milliard d’euros pour la vente de cette nouvelle série de fréquences de nouvelle génération censées permettre des débits plus rapides sur les réseaux de téléphonie mobile. «L’attribution des fréquences de la bande 800 MHz a permis une forte valorisation du domaine public hertzien», se félicite L’Arcep. Au total, les enchères pour la 4G représentent une recette pour l’Etat de près de 3,6 milliards d’euros, contre un prix de réserve de 2,5 milliards. Une première série de licences, dans la bande de 2,6 GHz, jugée de moins bonne qualité, avait en effet été attribuée le 22 septembre, cette fois aux quatre opérateurs candidats, pour un montant de 936 millions d’euros contre un prix plancher fixé à 700 millions.

Sur les quatre nouveaux lots mis aux enchères, SFR en a remporté deux moyennant 1,065 milliard d’euros, Orange France un pour 891 millions d’euros et Bouygues Télécom un également après avoir proposé 683,1 millions d’euros. Les fréquences attribuées jeudi, dites «d’or», sont jugées de qualité supérieure car elles permettent de couvrir de grandes distances.

Il s’agit selon un porte-parole de France Télécom d’«un investissement industriel crucial pour les vingt prochaines années et qui nous place d’emblée en première position du très haut débit mobile». Perdant du jour, le directeur général d’Iliad, Maxime Lombardini, a confié à Reuters que «ce deuxième appel d’offres était très défavorable à un nouvel entrant et l’argent a fait la différence». Le dirigeant avance : «On avait dit qu’on serait raisonnable, on a tenu parole», jugeant n’avoir «aucun souci pour [leur] déploiement et [leur] développement futurs».

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