L’Etat français et Dongfeng entreraient à parts égales au capital de PSA
Le conseil de surveillance du constructeur d’automobiles PSA Peugeot Citroën a validé, dimanche 19 janvier, un projet d’entrée à son tour de table de l’Etat français et du chinois Dongfeng, dans le cadre d’une augmentation de capital devenue essentielle pour son avenir, selon des informations de presse. «La possibilité de l’entrée de l’Etat français et de Dongfeng au capital a été arrêtée», a indiqué à Reuters une source proche du dossier.
Nouveau signe des difficultés du groupe, ses ventes mondiales ont baissé de 4,9% en 2013 à 2,82 millions de voitures et utilitaires légers, selon les chiffres livrés lundi par le constructeur.
Selon le quotidien Les Echos, qui ne cite pas de source, l’augmentation de capital permettrait de lever environ trois milliards d’euros, d’abord via une augmentation de capital réservée de 1,5 milliard d’euros, qui devrait voir l’Etat français et le constructeur automobile chinois entrer au capital à part égale, soit environ 14 % du capital chacun, pour un investissement autour de 750 millions d’euros, avec un prix de souscription qui devrait être compris entre 7,5 et 8 euros. «Ensuite, un appel au marché complémentaire devrait permettre de lever environ 1,5 milliard d’euros, tandis que les salariés se verraient également proposer de souscrire à l’opération», ajoute le quotidien. «Quant à la famille, aujourd’hui principal actionnaire de PSA avec 25 % du capital, elle remettrait au pot, ce qui lui permettrait d’avoir le même niveau de représentation, soit environ 14 % du capital», ajoute Les Echos.
L’action PSA chutait de 5,18% à 10,88 à 10H20 ce lundi matin (heure de Paris) contre 11,48 euros vendredi. Depuis le début de l’année, le titre a perdu 12,75%, après un bond de 72,51% en 2013. Le mois dernier Dongfeng avait proposé un prix indicatif de 6,85 euros par action, soit une décote d’environ 40% par rapport au cours de clôture d’alors. Une source proche des Peugeot avait déclaré qu’il était exclu que la famille accepte un prix inférieur ou égal à 7 euros.
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