L’Etat entame avec Engie son programme de cessions
L’APE a vendu 111 millions de titres avec une décote bien plus réduite qu’à l’occasion de la cession de titres Engie en janvier, très critiquée.
Publié le
Antoine Landrot
L’action Engie a progressé de 16% depuis le début de l’année.
-
Après l’amertume provoquée par la manière dont elle avait mené la précédente cession d’actions Engie en tout début d’année, l’Agence des participations de l’Etat (APE) s’est rattrapée hier. Elle a annoncé la cession de 111 millions de titres du groupe énergétique, soit 4,56% du capital, pour environ 1,53 milliard d’euros.
L’opération a été réalisée au prix de 13,80 euros par action, soit une décote de 1,25% par rapport au cours de clôture d’Engie hier à Paris. L’Etat s’en tire bien mieux qu’en janvier, lorsque, faute notamment d’avoir fait jouer la concurrence entre banques pour le placement, elle avait dû concéder une décote de plus de 4,4% (à 11,40 euros) pour un bloc de 100 millions de titres Engie. Depuis son niveau plancher historique atteint en novembre 2016 à 11,22 euros, l’action s’est redressée de 24,6%. Elle s’est adjugé 16% depuis le début de l’année. «Cette cession de titres s’est déroulée dans de très bonnes conditions pour les intérêts patrimoniaux de l’Etat. Elle constitue la première étape du plan de cessions d’actifs pour un montant de 10 milliards d’euros», a commenté le ministre de l’Economie et des Finances Bruno Le Maire.
La transaction se décompose en deux placements concomitants, réalisés au même prix : un premier bloc de 99,9 millions de titres (soit 4,1% du capital) auprès d’investisseurs institutionnels et un second de 11,1 millions de titres auprès d’Engie lui-même. Le groupe précise de son côté que les actions acquises «seront affectées aux opérations d'épargne salariale prévues par le groupe pour associer autant que possible les salariés à la transformation du groupe, ce qui permettra également de limiter la dilution liée à ces opérations». «Le produit de cette opération permettra d’alimenter le fonds pour l’innovation, voulu par le président de la République, dès que celui-ci sera constitué», précise Bruno Le Maire dans un communiqué.
La participation de l’Etat est ainsi réduite à 24,1% du capital du groupe énergétique et à 27,6% des droits de vote. L’APE précise dans son communiqué que ce niveau a été «calibré pour permettre une détention de plus du tiers des droits de vote à l’issue du délai prévu par l’article 7 de la loi [...] du 29 mars 2014 visant à reconquérir l'économie réelle», dite «loi Florange», qui instaure les droits de vote doubles pour l’Etat.
Le ministre de l’Economie avait annoncé en juillet des cessions de participations de l’Etat de l’ordre de 10 milliards d’euros. Il a ajouté samedi dernier qu’il annoncerait dans «quelques semaines» la privatisation de certaines entreprises.
Selon le premier rapport dédié du MSCI, le marché des actifs privés entre dans une phase de transformation sous la pression de nouveaux investisseurs, de l’essor des fonds evergreen, mais aussi de l’intelligence artificielle.
Avec les seuls stablecoins réglementés en euros et en dollars émis par une entité de grande banque, Société Générale-FORGE (SG-Forge) ouvre un nouveau chapitre pour la trésorerie d’entreprise. A l'heure où les actifs numériques arrivent à maturité, nos experts analysent les apports concrets de la monnaie digitale pour les trésoriers et mettent en lumière les stablecoins bancaires réglementés comme une solution tangible.
L'enjeu n'est plus d'augmenter le volume des interactions, mais d'en améliorer la pertinence et l'efficacité. C'est précisément ce que permet Spacivox.
Un document de travail, dont le leader de Place publique s’est démarqué, avant sa révélation par Politico, suggère de désinvestir les classes populaires et les banlieues pour se concentrer sur un électorat « cible » en vue de la présidentielle de 2027 : des urbains, diplômés et aisés, jugés plus réceptifs à une offre sociale-démocrate
Guerre commerciale, IA et statut de Taïwan... Les sujets de discorde entre les deux dirigeants ne manquent pas, alors que l’ombre du conflit iranien plane sur leur rencontre
Attention collector ! Swatch et Audemars Piguet s'associent pour la Royal Pop, une collection de huit montres de poche en biocéramique inspirée de l'iconique Royal Oak, disponible dès le 16 mai en boutique.