L’Etat accroît son influence en vue de l’AG de Renault
L’Etat français a annoncé mercredi son intention d’acquérir jusqu'à 4,73% supplémentaires du capital de Renault, dont une grande partie a déjà été réalisée mardi. Elle e fera pour un prix compris entre 814 millions et 1,232 milliard d’euros, précisent les ministères de l’Economie et des Finances dans un communiqué. L’Etat, qui détenait 15,01% du capital de Renault avant cette opération, verra sa participation augmenter jusqu'à 19,74% grâce à l’acquisition d’un maximum de 14 millions d’actions. Il a déjà acquis 9,56 millions d’actions sur le marché par l’intermédiaire d’une banque,
L’Etat a également acquis des options de vente à prix fixe pour une durée de six mois. «Ceci permettra, si l’Etat le souhaite, de dénouer cette opération à cet horizon-là en sécurisant ses intérêts patrimoniaux et en minimisant le risque sur l'évolution du cours de Renault», a-t-on expliqué dans l’entourage du ministre de l’Economie.
L’opération doit permettre de s’assurer du rejet lors de l’assemblée générale de Renault d’une résolution visant à empêcher l’acquisition de droits de vote doubles par les actionnaires détenant des titres depuis plus de deux ans. Le partenaire de Renault, le groupe japonais Nissan, ne pouvant prendre part au vote car il est lié à Renault, l’Etat disposera avec 19,74% du capital de l'équivalent de 23,2% des droits de vote, un niveau jugé suffisant pour faire obstacle à la résolution.
Plus d'articles du même thème
-
Un Shein en perte de vitesse se présente à la Bourse de Hong Kong
Le géant controversé de la fast fashion a publié le 26 juillet son document d'introduction en Bourse. Il a signé une perte au premier trimestre et pâtit des taxations imposées aux petits colis dans les pays occidentaux. -
Le déficit commercial français reste plus lourd qu'avant la crise sanitaire
Le solde commercial français dépend de quatre principaux secteurs industriels qui n’ont pas retrouvé le même niveau d’exportations qu’avant la pandémie de Covid, hormis le secteur du luxe. -
Face au risque climatique, la tutelle des assureurs les appelle à se mobiliser sur la prévention
Alors que les incendies font rage près de Bordeaux, l'Autorité de contrôle prudentiel et de résolution a conduit en 2025 et 2026 une revue de la gestion des risques liés au changement climatique. De bonnes pratiques ont été relevées chez les assureurs, mais les actions de prévention restent à déployer.
ETF à la Une
Amundi met en place deux ETF sur les puces mémoire et les centres de données
- La BFI de Bred Banque Populaire veut tout avoir d’une grande
- Tiré par sa banque d'investissement, BNP Paribas annonce des profits en forte hausse
- Les marchés se préparent à un discours ferme de la BCE
- Les taux français à 10 ans passent la barre des 4%
- Olivier Gavalda succède à Daniel Baal à la Fédération bancaire française
Contenu de nos partenaires
-
Cocktail explosifMégafeux : pourquoi ce n'est que le début
« Orage de feu » jamais vu, record d'évacuations, trentaine de foyers actifs simultanément : ce pire épisode d'incendies que le pays ait connu depuis 1949 illustre ce que les climatologues annoncent depuis des années -
EditorialCanicules, mégafeux : l'impasse de l'infantilisation citoyenne
Il est temps de changer de paradigme. Le précautionnisme a vécu. Pratiquée par tous nos dirigeants, cette religion de la protection absolue – « quoi qu'il en coûte » – sonne de plus en plus comme une promesse creuse -
BatailleA400M, bulldozers, sapeurs : la mobilisation maximale des militaires face aux feux
Les armées fournissent matériels et personnels face aux incendies, en plus d’une brigade dédiée à la sécurité civile. Et fait monter en puissance ses dispositifs