Les valeurs de la défense s’envolent dans la perspective d’une hausse des dépenses militaires
Les groupes de défense n’ont visiblement pas terminé leur rallye boursier. Alors que la perspective d’une résolution de la guerre en Ukraine aurait pu laisser croire à une baisse à venir des dépenses militaires, c’est tout l’inverse qui semble se profiler.
Sous la pression des Etats-Unis et afin d’assurer la paix en Europe dans un contexte où le parapluie américain semble plus incertain que jamais, les pays du Vieux Continent pourraient augmenter sensiblement leurs budgets dédiés à la défense.
Dans ce cadre, une réunion de dirigeants européens est organisée ce lundi en urgence à Paris, à l’Elysée, pour faire face à l’accélération de l’administration américaine sur le dossier ukrainien, et définir une réponse commune pour renforcer la sécurité de l’Europe.
Par ailleurs, le secrétaire général de l’Otan, Mark Rutte, a réaffirmé ce week-end que les pays européens de l’Organisation doivent accroître leurs dépenses militaires. A cet égard, il s’attend à ce que les dépenses de l’Otan pour sa défense se situent bien au-dessus des 3% du produit intérieur brut (PIB) cette année.
De son côté, la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen a proposé de mettre en œuvre une clause dans les traités européens afin de permettre aux Etats membres d’accroître leurs dépenses militaires sans tenir compte de la barre des 3% du déficit public.
Records boursiers
Autant d’évolutions susceptibles de porter encore les carnets de commandes des fabricants de matériels militaires, qui en profitaient largement en Bourse ce lundi.
A Paris, Thales s’adjugeait 7,8% et le fabricant du Rafale, Dassault Aviation, décollait de 6,9%, les deux actions inscrivant au passage de nouveaux records historiques. Moins exposé au secteur, Safran avançait de 2,5%.
Ailleurs en Europe, l’italien Leonardo bondissait de 8,1%, le britannique BAE Systems flambait de 8,9% et l’allemand Rheinmetall s’offrait une envolée de 14%.
Selon des estimations de S&P, une hausse du niveau de dépense des pays européens membres de l’Otan à 2,67% du PIB, contre 1,9% actuellement, représenterait un surplus de dépenses de 232 milliards d’euros. De quoi soutenir fortement la croissance des industriels du secteur, qu’ils soient européens ou non.
A lire aussi : L'Europe voit grimper la facture du nouvel ordre mondial
Plus d'articles du même thème
-
Le fabricant de satellites OHB lance une augmentation de capital
OHB a annoncé lundi une augmentation de capital de plus de 500 millions d'euros réservée à ses actionnaires existants et aux institutionnels, combinée à une sortie partielle de son actionnaire KKR, quelques jours après l’acquisition de la société spatiale berlinoise Exolaunch par le fonds EQT. -
L’introduction en Bourse de KNDS est imminente
La France et l’Allemagne se sont entendues sur leur future place au capital du groupe de défense qui pourrait lancer son processus de cotation à Paris et Francfort dès cette semaine. -
«Les anticipations de résultats sur le S&P 500 laissent entrevoir un potentiel de surprises positives»
Louis Jambut, responsable de la gestion de portefeuilles Multi-Asset de Swiss Life Asset Managers France.
ETF à la Une
AllianzGI va lancer cinq ETF actifs en Europe dès l'été
- «Les anticipations de résultats sur le S&P 500 laissent entrevoir un potentiel de surprises positives»
- Accenture ravive les craintes sur l’IA et enfonce Capgemini dans le rouge
- L’environnement de marché est moins favorable à l’or
- L'espoir de paix au Moyen-Orient donne un élan mesuré aux actions européennes
- Maisons du Monde s’apprête à passer sous le contrôle de deux fonds britanniques
Contenu de nos partenaires
-
AdaptationClimatisation : la grande bascule des politiques
Face aux canicules à répétition, le débat sur le dérèglement climatique n’existe plus. Il se déplace sur l’adaptation. En se cristallisant sur la seule question de la clim, devenue très politique -
Commerce internationalLe commerce maritime international en mode agile
De la mer Rouge au détroit d'Ormuz, les crises géopolitiques rebattent les cartes du transport maritime. Armateurs, assureurs et transitaires s'organisent désormais pour naviguer dans un monde où l'incertitude est devenue la norme. A l'occasion du Rendez-vous ParisMAT qui se tient aujourd'hui et demain à Paris, petit tour d'horizon de ce nouveau quotidien -
EXCLUSIFDominique de Villepin : « Il faudra revenir à une taxe carbone »
Retour de l’ISF, taxe carbone, fonds souverain de 100 milliards… L’ancien Premier ministre de Jacques Chirac dévoile en exclusivité les grandes lignes de son programme économique pour l’élection présidentielle de 2027