Les télécoms continuent de peser sur les comptes de Bouygues
Le séisme provoqué par l’arrivée tonitruante en janvier de Free (Iliad) sur le marché français de la téléphonie mobile continue de faire des dégâts. «L’accélération de la baisse du chiffre d’affaires au deuxième trimestre (-10%) reflète, dans le mobile, la mise en place des nouveaux tarifs et le recul du parc clients, alors que le chiffre d’affaires du haut débit fixe est en croissance de 40%», a souligné Bouygues dans un communiqué publié après Bourse.
Même si après une perte nette de 379.000 clients au premier trimestre pour Bouygues Telecom, «l’agitation du marché s’est progressivement réduite» - permettant à la division de n’enregistrer «que» 71.000 départs au deuxième trimestre - le premier semestre laisse apparaître une rentabilité passablement dégradée.
Le résultat opérationnel courant de Bouygues Telecom ressort en baisse de 55%, tandis que le résultat net a chuté de 57%. Pour réagir à l’arrivée de Free, un plan de restructuration a été engagé. D’un coût de 150 millions d’euros, les mesures, qui comprennent notamment un plan de 550 départs volontaires, devraient se traduire à compter de 2013 par 300 millions d’euros d'économies sur les coûts commerciaux et opérationnels de la division. L’objectif annuel d’excédent brut d’exploitation (Ebitda) a été revu en baisse, de 1,02 milliard d’euros à 900 millions d’euros. Vivendi doit publier demain matin ses résultats semestriels, ceux de sa filiale SFR seront examinés avec attention. Iliad suivra pour sa part le lendemain matin.
Au niveau du groupe, le résultat opérationnel affiche un recul de 37% au premier semestre, à 476 millions d’euros, alors que le résultat net s’est contracté de 29% à 278 millions d’euros. Le chiffre d’affaires s’inscrit en progression de 2% à 15,5 milliards d’euros. L’objectif annuel de chiffre d’affaires a été relevé de 32,65 milliards à 32,8 milliards d’euros. Deux récentes acquisitions, celles de Darty Telecom et du britannique Thomas Vale dans la branche construction, permettent cette adaptation.
Par ailleurs le carnet de commandes dans la construction se situe au niveau record de 28,6 milliards d’euros avec de solides prises de commandes en France et à l’international.
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